DU 25 JUILLET au 15 AOUT 2017

PéROU

NOS PHOTOS SONT DISPONIBLES ICI

Le 25/07 – En route pour le Pérou

Nous partons de notre hôtel de Carthagène ce matin à 5h45. Nous arrivons à l’aéroport à 6h10. Notre vol est à 7h25 pour Bogota. Puis direction le Pérou et sa capitale Lima. Le vol est à 13h15. Pour patienter, nous mettons à jour nos photos sur le blog et sur Facebook. Nous faisons aussi quelques recherches complémentaires sur la Colombie pour compléter notre carnet de bord. Ça passe vite mine de rien 3h ! Nous avons, ensuite, un peu moins de 3h de vol pour rejoindre Lima.

Le vol est très secoué. Des turbulences qui ne mettent pas en confiance Guillaume et encore moins Mathilde puisqu’elle sert très fort la main de son futur mari… Si, si comme dans les films !

Nous atterrissons à 16h en terre péruvienne. Effectivement, Lima est fidèle à ce que l’on raconte : grise. Un épais manteau nuageux ne laisse que très peu passé la lumière du jour. Par contre, il ne pleut jamais à ce qu’il paraît.

Nous récupérons nos bagages, tout en s’informant des compagnies de taxi « officielles ». Et oui c’est aussi cela l’Amérique du Sud, de joyeuses couleurs, mais des risques de vols et d’enlèvements plus élevés qu’ailleurs dans le monde. Nous prenons la compagnie « taxi Directo », l’une des trois officielles à l’aéroport. Les prix ne sont pas du tout les mêmes qu’en Colombie. 15€ la course pour faire 22 kilomètres.

Au guichet, Guillaume est également étonné de voir une monnaie plutôt « forte ». 1€ = 3,78 sol. L’explication est simple, le sol péruvien a été réévalué en 1991 à la demande du FMI… Nous perdons du coup notre sensation de richesse…

Nous arrivons à l’auberge à 17h30. Nous sommes normalement situés dans l’un des meilleurs quartiers de Lima.

Nous faisons le tour du propriétaire. Les péruviens semblent parler anglais. Certainement parce que le pays est ouvert aux touristes depuis plus longtemps que son voisin colombien.

Nous faisons nos courses au supermarché au bout de la rue pour nos petit-déjeuners et pour notre diner.


Le 26/07 – Jour 1 à Lima et estimation du « danger » péruvien

Une super nuit. Aucun bruit alentour.

Comme Mathilde la veille, Guillaume prend un coup de jus dans la douche… Le pommeau est directement relié à l’électricité. Il faut voir les fils électriques dans la douche. Rassurant…

Nous prenons notre petit-déjeuner et partons à 10h au point de rendez-vous pour le « Free Walking Tour » de la ville. Le briefing se fait au BarBarian dans le quartier Miraflores. Nous sommes accueillis avec une dégustation de bière. Le BarBarian brasse ses propres bières (à voir la photo du mur de bière dans l’album les bières en TDM).

Yonathan sera notre guide pour les 5h de visite. Nous avons beaucoup d’informations et pour pas cher… Désolé pour lui mais les tips aujourd’hui ont été maigre de la part des Tics… 10 soles (2,65€) la honte. Nous n’avions que 10 ou 100 soles ! Nous n’allions tout de même pas lui donner 26€ de pourboire !?

Les visites de la journée :

  • Parque de la democracia

  • Plaza San Martin. Le libérateur du Pérou et donc le père de l’indépendance.

  • Plaza de Armas. Le cœur historique de la ville. De nombreux bâtiments sont autour de celle-ci : la Catedral de Lima, le Palais du gouvernement, la Mairie de Lima, la Plaza Peru

  • Casa de correos y telégrafos

  • Quartier Jiron Cajamarca. Un quartier pauvre qui nous est expliqué depuis le pont entre les « deux » villes, juste derrière le centre historique.

  • Nous terminons par une dégustation de Pisco dans la rue Jiron Lampa. Eau de vie de vin du Pérou (et du Chili) entre 30° et 45° d'alcool. Le Pisco est obtenu par distillation du raisin, mais sans vieillissement en fûts. Il est considéré comme une catégorie de cognac et est surtout connu pour son utilisation dans l'élaboration du cocktail le Pisco Sour (4.5cl Pisco + 3cl de citron vert + 2cl Sirop de sucre de canne + 1 Blanc d'œuf)

Ce que nous apprenons grâce au FWT :

  • Prendre le bus (Metropolitano) de la ville tout seul !

  • La déclaration d'Indépendance du Pérou est le 28 juillet 1821. Nous serons donc dans le pays pour la fête nationale ! Cool.

  • Au Pérou, 7 familles font la pluie et le beau temps. Ils dirigent les grandes sociétés du pays dans de nombreux domaines, donc l'économie du pays.

  • Le Pérou a 3 drapeaux différents. Le drapeau national (civil) sans blason, le plus généralement utilisé. Le pavillon national (État) avec armoiries (escudo des armas) présent sur les documents officiels. Le pavillon de guerre avec blason (escudo nacional) uniquement utilisé par les forces de l’ordre et militaires. 

  • Le vrai nom de la capitale Lima est Rímac (Rímac étant un fruit répandu au Pérou). Pourquoi cette transformation ? Parce que aucun mot ne se termine par un « c » en espagnol... Les espagnols ont donc modifié le nom de la ville lors de la colonisation.

  • Un cours sur l’ayahuasca, malheureusement sans le tester. (#soufflette)

A 16h, sur les conseils de Yonathan, nous cherchons une banque et allons changer nos 3 billets de 100 pesos afin de n’avoir que des petites coupures. En effet, au Pérou, sans mauvais jeu de mot, c’est monnaie courante, de se retrouver avec des faux billets lors du rendu d’argent. Et forcément plus nous avons de gros billets, plus le risque de se retrouver avec des fausses coupures est grand… C’est d’ailleurs incroyable le nombre d’établissement de change ou de gars dans la rue qui échangent de la monnaie ! Selon Yonathan, au Pérou, on peut trouver et échanger, toutes les monnaies du monde à chaque coin de rue…

Nous reprenons le bus afin de rejoindre notre quartier « Barranco ». Le bus est blindé. Nous retrouvons la famille de français qui se trouvait avec nous pendant la visite de la ville. Nous échangeons un peu plus avec eux collé-serré.

Il est 17h, nous n’avons que grignoté pendant midi et sommes affamés. Nous nous arrêtons dans une petite gargote tenue par deux jeunes. Nous entamons la conversation et apprenons qu’ils sont vénézuéliens. Ils sont arrivés au Pérou il y a deux mois suite aux problèmes économiques et politiques que traverse le pays. Le jeune homme évoluait en ligue 2 de football du Venezuela. Quand nous lui montrons la photo au Parc des Princes, en loge, avec Marco Veratti, il devient clairement fou ! Grâce à eux, nous découvrons nos premiers mets péruviens :

  • La chicha morada, une boisson traditionnelle péruvienne, non alcoolisée et fabriquée à base de maïs mauve, l'une des diverses variétés de maïs péruviens.

  • Le Salchipapas, un plat composé de saucisses taillées en rondelles, accompagnées de pommes de terre frites et de diverses sauces, originaire du Pérou, mais que l’on retrouve dans beaucoup de cuisine d’Amérique latine (« Salchichas » : saucisses et « papas » : pommes de terre).

Nous retrouvons nos appartements en début de soirée. Après avoir préparé la veille les visites de Lima, il nous faut maintenant faire le point sur nos trois semaines au Pérou.

 

Le 27/07 – Jour 2 à Lima

Grasse matinée jusqu’à 11h ce matin. Nous sortons de l’hôtel à 12h30 et faisons le tour de notre quartier Barranco.

  • Plaza de Barranco

  • Rue Bajada de Baños et le fameux « Puente de los suspiros ». Charmant petit coin avec de nombreux « street art » comme nous aimons.

  • Nous remontons ensuite le long des falaises et passons par un enchainement de plusieurs parcs, notamment le « parque de los Heroes ».

  • Puis nous terminons par le Museo de Arte Contemporaneo de Lima. Nous ne perdons pas nos habitudes des musées d’art contemporain. Toujours intéressant de voir les tendances des artistes par pays.

Nous repassons à l’hôtel vers 15h. Nous voulons avoir quelques renseignements sur les bus afin de partir dans le nord du pays à Trujillo. Nous retrouvons ainsi le couple de français croisé rapidement hier soir dans la salle commune. Ils repartent pour la France, à Pau, ce soir, après 7 mois de voyage en Amérique latine.

Direction le « terminal terrestre Plaza Norte », à 40 minutes en Metropolitano. Nous arrivons sur place vers 16h30. Nous nous sommes renseignés sur les compagnies d’autobus à éviter au Pérou grâce à l’application diplomatique française « Ariane » et au bureau d’informations présent dans le terminal. Certaines compagnies sont à fuir, notamment la société « Transportes Flores y Hermanos » qui comptent en 2016 : 16 accidents pour 33 morts et 166 blessés… Les péruviens ne sont pas des as du volant…

Nous faisons le tour de 3 compagnies qui sont les « moins pires » : CIVA / TEPSA / OLTURSA. Nous prenons OLTURSA pour une question de prix : 65 soles par personne (environ 17,17€). Nous verrons le 30/07 au matin si nous avons fait le bon choix.

Nous faisons le chemin inverse toujours en Metropolitano. Mais au fait qu’est-ce que le Metropolitano ? Le Metropolitano est un mix entre métro et bus. Une ligne de bus privée sur les grandes artères de la ville. Le service est plutôt propre, mais toujours blindé.

Nous passons au supermarché et achetons un poulet-frites !!! C’est la fête ce soir ! Nous rencontrons un autre couple de français qui voyage également en Amérique du Sud et rentrent en France dans une semaine. Ils ont trouvé un travail a distance, ce qui les motivent à rentrer… Espérons que nous aurons la même chance qu’eux à notre retour !

 

Le 28/07 – Jour 3 à Lima, jour de fête nationale

Lima est certainement l’une des capitales où nous nous sentons le mieux ! Même si nous n’avons pas vu le soleil une seule fois, les gens sont agréables, courtois et nous n’avons pas eu de sentiments d’insécurité.

Lima a été fondée en 1535 par le conquistador Francisco Pizarro sous le nom de « la Ciudad de los Reyes ». Lima est le cœur commercial, financier, culturel et politique du Pérou. C’est aussi la cinquième plus grande ville d’Amérique latine, avec près de 10 millions d’habitants, derrière Mexico, São Paulo, Buenos Aires et Rio de Janeiro.

Le nombre de parcs dans la ville est impressionnant. Il y en a vraiment partout. Sur le front de mer c’est une succession tout le long de la promenade. Citons notamment : le « Parque del Amor » et la « Playa Redondo ».

Autre coin agréable pour flâner, le centre commercial « Larcomar ». L’endroit est très branché et le point de vue est plus que correct. Nous sommes sur les hauteurs de Lima, face à la mer.

Nous enchainons ensuite avec le Parque Kennedy où plusieurs animations pour la fête nationale sont organisées. Concert et ventes de produits artisanaux. Très colorés, très festifs. Nous profitons de l’ambiance avec les locaux, puis allons boire une bière au BarBarian non loin. Nous avons 10% de réduction grâce au « Free Walking Tour ».

Nous échangeons dans la rue 100 US$ en 320 soles. Toujours un peu soucieux de faire cela dans la rue… Mais nous faisons confiance à Yonathan.

Nous remontons ensuite plus au Nord de la ville pour atteindre difficilement le « parque el Olivar ». Difficilement, parce qu’après une bière, grosse envie de pipi… Nous faisons une pause dans une clinique contre le cancer… La joie !

Nous rentrons à l’hôtel vers 17h après avoir fait les courses pour le diner. Et repartons vers 19h au « Parque de la Reserva » afin de profiter d’un spectacle eau, son et lumière : « Circuito Magico del Agua ». Le Disney local. Une belle fête pour la célébration de la journée nationale ! Nous avons même vu le finaliste de « Got talent » du Pérou ! Enfin, c’est que nous avons compris dans la présentation de la « star » …

Nous rentrons à 22h à l’auberge. Notre première vraie sortie, la nuit, dans les rues d’Amérique du Sud.

 

Le 29/07 – Jour 4 à Lima et bus de nuit

Nous profitons au maximum de notre bon lit. Petit-déjeuner à 11h et échanges avec Brice et Linda (les français rencontré quelques jours avant. Leur blog : 2 pairs of legs). Ils sont forts agréables et nous ont même offert leur guide du routard Pérou/Bolivie. Muchas gracias amigos !

La dernière journée de visite :

  • Bioferia de Miraflores. Un marché bio le long du « parque Reducto ». De nombreuses familles viennent s’y promener.

  • Nous prenons ensuite le Metropolitano pour monter plus au nord jusqu’au « Parque de la Exposicion ». De nombreuses structures gonflables et chapiteaux ont été mis en place pour la fête nationale. (#DynamicLand)

  • Museo de Arte de Lima. Bâtiment complet retraçant l’histoire de l‘art précolombien jusqu’à Atahualpa.

Mais qui est cet homme ? Atahualpa, (1497, 1500 ou 1502 - 1533) est le dernier empereur de l'Empire Inca indépendant. D'abord implanté dans la partie nord du royaume, région de Quito et Tomebamba, Atahualpa s'empare du trône impérial de Cuzco après sa victoire lors de la guerre fratricide qui l'oppose à son demi-frère Huascar, après la mort de leur père Huayna Capac. Sa victoire coïncide toutefois avec l'arrivée au Pérou des conquistadors espagnols menés par Francisco Pizarro. Son règne ne durera pas bien longtemps, puisque Atahualpa est capturé en 1532 lors de la Bataille de Cajamarca, puis exécuté en 1533...

S’enchaîne ensuite une multitude de mauvaises décisions. Entre un point mal identifié par Guillaume sur Maps.me, les 3 kilomètres de marche dans la ville pour retrouver le même parc, le tout en passant par des rues ghettos… L’ambiance n’est pas au top entre les tics ! Nous retrouvons évidemment notre chemin et la Plaza de Armas. Cette dernière est noire de monde (toujours la fête nationale + le congé de fin de semaine #laurentcabrol). Pour nous réconcilier et oublier cette mauvaise partie de journée : MacDo !

Nous retournons à notre auberge vers 18h après avoir fait quelques courses avant notre trajet de nuit. Nous restons jusque 20h dans les parties communes, le temps de geeker et de goûter l’Inca Kola. L’Inca Kola est le soda préféré des péruviens (fort goût de chewing-gum) devant Coca Cola. Ils n’en sont pas peu fiers. Mais Inca Kola appartient à Coca…

Notre bus est à 22h et nous en avons pour 10h de trajet jusque Trujillo. Pendant le trajet de l’auberge au terminal, Guillaume a failli perdre Mathilde… Les portes arrières du bus/métro se sont ouvertes en route. Quelques alertes au chauffeur et tout rentre dans l’ordre. Nous avons amusé les locaux...

 

Qu’avons-nous pensé de Lima ?

Nous nous attendions au pire. Les critiques ne sont vraiment pas bonnes, aussi bien dans les guides, que dans les blogs. Mais franchement, la ville nous a agréablement surprise. Oui, le ciel ne se découvre jamais, mais il ne pleut jamais non plus. Les quartiers Barranco et Miraflores sont agréables et les différents musées sont intéressants. Par contre, nous ne pouvons rien contre les odeurs de fientes.

 

Le 30/07 – Huanchaco : la ville au double visage

Nous sommes vivants ! Nous arrivons à Huanchaco, la cité balnéaire du Pérou à 8h00 du matin après 10h de bus de nuit et une demi-heure de « colectivo » depuis Trujillo. Nous sommes décalqués. Nous avons subi le bus de nuit. Pas très bien dormis dans les sièges inclinés à 140°. Nous trouvons facilement notre hébergement, mais ne pouvons récupérer la chambre qu’à midi. L’espace commun est convivial. Une terrasse avec vue sur la mer. Enfin, vue… C’est un grand mot, puisque le ciel est toujours aussi nuageux, même à plus de 500 kilomètres au nord de la capitale.

Nous partons en excursion dans la ville de 9h à 11h. Nous loupons à un jour les championnats du monde de longboard. En plus de la compétition, ils ont dû s’en mettre dans la musette les gaillards, parce qu’il y en a des cadavres de Corona sur les trottoirs !

Malgré les retours très positifs sur ce « petit village de pêcheur » (Huanchaco est notamment connue pour ses embarcations « caballitos de totora », les mêmes que sur le lac Titicaca), nous sommes assez déçus de cette première approche. Temps nuageux, ville poussiéreuse, fantôme, front de mer dégueulasse, eau infestée de détritus… Enfin bref, loin du village de rêve et reposant qu’on nous avait décrit. Nous sommes dans l’attente du coucher de soleil, qui selon de nombreuses personnes est « vraiment cool ». Mais avec ce temps couvert… A suivre.

Nous retrouvons notre hébergement à 11h. Nous profitons de la terrasse et du wifi en attendant notre chambre et la douche ! Un temps précieux pour écrire, se mettre à jour et télécharger des films.

Nous récupérons notre chambre à 13h00. La douche fait plus que du bien. Nous sommes prêts à refaire le tour du village sous ce beau soleil. Il est 15h quand nous constatons le changement radical. Sommes-nous vraiment dans le même village ? Même le « Routard » parle de ce double aspect du village. Ils ont enjolivé l’écriture mais l’esprit est là.

La ville fantôme s’est transformée en usine à touristes. Le front de mer est bondé. Les commerces sont ouverts. La lumière du soleil rend le village plus agréable, plus accueillant, malgré la horde de touristes.

A 16h15, nous nous mettons en terrasse, face à la mer. Nous attendons le coucher du soleil. Nous sommes idéalement placés. Nous observons, les surfeurs et l’enchainement des 4/5 vagues qui viennent s’échouer sur la plage. Les bières sont fraiches et la cuisine grasse. Parfait ! Le coucher du soleil est à la hauteur de nos espérances. Des couleurs chaudes, orangées, commencent à s’exhiber vers 17h45. Nous profitons du décor pendant une trentaine de minutes. Le soleil descend très vite dans cette partie du monde.

Le soleil couché, le village reperd de sa superbe. Les détritus, cachés par la lumière du soleil, réapparaissent. Il est temps pour nous de retourner à l’auberge. Soirée film « Les derniers parisiens » en projection.

 

Le 31/07 – Trujillo

Petit-déjeuner à 10h30. Nous profitons de la terrasse jusqu’à 13h. Ecriture de la Colombie notamment. Nous avons pris beaucoup de retard.

Nous partons ensuite pour Trujillo. Le centre historique est très joli et tout se fait à pied. Nous commençons par le nord :

  • Plazuela el Recreo. La fontaine originelle de la place aux armes a été déplacée sur cette place. Un lieu de rencontre des anciens de la ville.

  • Palacio Iturregui. Bâtiment colonial splendide.

  • Casa de los Condes de Aranda. Le portail donnant sur la rue est majestueux.

  • Mercado Central. Le marché couvert de la ville. Nous y trouvons toute sorte de babioles. Nous sommes notamment à la recherche d’une paire de basket pour Guillaume. Des dizaines de boutiques ne proposent que cela. Malheureusement, Guillaume sait ce qu’il veut… Il n’y a pas sa couleur et surtout les prix sont plus chers qu’en France !

  • Plaza de Armas. L’une des plus belles places aux armes depuis que nous sommes en Amérique du Sud. Autour de cette place, la Basilica Menor Catedral, l’ancienne mairie du XVIème siècle, la mairie actuelle… et bien d’autres bâtiments coloniaux entretenus et colorés.

Nous dépassons ensuite le sud de la vieille ville. Nous allons jusqu’au bureau de la compagnie d’autobus « Movil Tours » afin de réserver nos billets pour le trajet de nuit Trujillo-Huaraz.

Nous reprenons un « colectivo » et arrivons à Huanchaco vers 17h. Nous changeons de bar, mais pas de placement… Bières sur le front de mer et coucher de soleil. Celui-ci est d’ailleurs encore plus beau que la veille !

Nous achetons une part de lasagnes et tiramisu à emporter dans une des boulangeries du village. Le fait maison est excellent ! Nous enchainons ensuite avec un nouveau film français : « Mr. Et Mme Adelman » avec Nicolas Bedos et Doria Tillier.

 

Petite dédicace : Joyeux anniversaire papa !

 

Le 01/08 – Visites archéologiques autour de Trujillo

Guillaume découvre la surprise de Mathilde pour leurs anniversaires respectifs ! Nous allons sur l’île de Pâques en septembre avec Constance ! Trop cool ! Un rêve va se réaliser.

Nous prenons notre petit-déjeuner vers 11h. Passons un moment sur la terrasse, puis partons pour les visites archéologiques vers 13h :

  • Site archéologique de Chan Chan. Chan Chan est la capitale de la civilisation Chimù, qui succéda à celle des Moches et connue son apogée entre le XIIème et le XVème siècle. Nous connaissons peu l’histoire de cette civilisation puisqu’ils n’utilisaient pas l’écrit. La chute par contre a eu lieu au XVème siècle après le siège de Chan Chan par les Incas, qui aurait duré 10 ans. Chan Chan est la plus grande ville, 20 km2, en adobe précolombienne des Amériques ! Qu’est-ce que de l’adobe ? L’adobe est de l’argile mélangée à de l’eau et une faible quantité de paille hachée façonnant ainsi une brique lorsque l’ensemble sèche au soleil.

Aujourd’hui il ne reste plus que les ruines de la cité, sortes de château de sable rongés par le temps et l’air marin.

Le musée du site n’a pas trop d’intérêt.

  • Site archéologique de Huacas del Sol y de la Luna. Ce site archéologique appartenant à la civilisation Moche (IIème-VIIème siècle), découvert en 1991, regroupe une zone urbaine, actuellement en cours de fouilles, et deux Huacas de 500m l’une de l’autre. Seule la Huaca de la Luna peut-être visitée. Elle a été découverte sous une colline naturelle de sable. La Huaca del Sol n’a pas encore été fouillée (elle aussi sous une colline naturelle). La Huaca de la Luna aurait eu une fonction religieuse, centre cérémoniel, et la Huaca del Sol surtout une fonction politico-administrative.

Les Moches renouvelait le temple Huaca de la Luna suivant un calendrier cérémoniel précis. Un « nouveau » temple venait recouvrir l’ancien. Un système de boite, qui enterrait totalement les niveaux inférieurs et donc toutes les fresques. Il y a 5 étages (5 « boites ») autour du temple Huaca de la Luna et seuls sont visibles les niveaux 3, 4 et 5 (les 2 premiers étant sous terre).

Nous rencontrons dans le « colectivo », pour rejoindre le deuxième site, TomTom et Nana des français en TDM pour 10 mois (ils en sont à 6). Ils ont 25 ans et viennent de finir leurs études d’ingénieurs. Nous visitons avec eux le site de Huacas de la luna, puis rentrons à Huanchaco et grignotons un morceau ensemble en terrasse. Un couple agréable avec qui nous partageons les mêmes ressentis dans le voyage.

Nous nous séparons vers 19h15, le temps pour nous de récupérer nos sacs à l’auberge et partir en bus pour le terminal sud de Trujillo. Nous prenons le bus de nuit de 21h40. Nous arrivons au terminal à 21h après un colectivo et 2 kilomètres de marche le long de la 4x2 voies de la ville. Hyper sympa ! Nous sommes un peu en avance et tant mieux, puisque Guillaume a perdu les billets… Nous passons au bureau de la compagnie qui nous les rééditent pour 4 soles. Nous attendons une demi-heure en regardant les crickets vadrouiller entre les voyageurs. Il y a énormément de crickets au Pérou. Ne nous demandez pas pourquoi…

 

Le 02/08 – Arrivée à Huaraz

La compagnie Movil Tours est de qualité. Ils sont néanmoins, moins bons qu’Oltursa selon nous. La nuit a été plutôt correcte mais courte. Nous arrivons à Huaraz à 5h15. A partir de ce moment, c’est le marathon de l’attente. Tout d’abord, 2h dans le hall du terminal, puis 2h dans la salle commune de l’hostel. Nous récupérons notre chambre à 9h30. Une sieste s’impose. Nous émergeons à midi et sortons dans la ville vers 13h.

Tout d’abord, Huaraz est perchée à 3090m d’altitude. Elle est la ville-départ de nombreux treks de la région, puisqu’elle est coincée entre la cordillère Blanche et la cordillère Noire. D’où son surnom de « Kathmandu des Andes ». Nous confirmons ce surnom notamment pour les bruits de klaxon et sa géolocalisation proche des montagnes, mais elle est de loin, beaucoup moins oppressante et poussiéreuse que la vraie du Népal ! Il est possible de trouver un quartier tranquille où se poser, déjeuner en terrasse et boire des verres. Strictement impossible à Kathmandu…

C’est d’ailleurs ce que nous ferons, autour du « Parque Ginebra », au « café 13 Buhos ». Une très bonne adresse gérée par Lucho et sa femme Hélène (une française). Nous avons déjeuné et sommes revenus en fin de journée pour boire une bière artisanale brassée sur place. « El menu del dia » est typiquement péruvien. En entrée « una Papa rellena » pour nous 2 (pomme de terre fourrée de viande et d’oignons et légumes, puis frit), plat un coq au vin pour Mathilde et poisson pour Guillaume, et en dessert une douceur gélatineuse. Le tout pour 12 soles par personne (soit environ 3,13€) ! La sauce accompagnante est aussi excellente : Aji Molido.

Après cette belle découverte, nous réservons nos billets de bus pour Lima et le trek de la « Laguna 69 » pour demain. Nous faisons ensuite le tour du cœur de la ville :

  • Parque del periodista. Petite place aux allures bohèmes.

  • Plaza de Armas. Le centre de la ville. Comme toujours, il y a de la vie sur cette place. Les bâtiments qui l’entourent ne sont pas très intéressants.

  • Casa de Artesanias. Nous faisons le tour des étales et achetons du tissu qui nous servira à confectionner des coussins pour notre prochain « chez nous ».

  • Mercado central. Le marché de la ville. Les péruviennes se moquent de Guillaume à son passage… Certainement à cause de sa « stachemou de mérovingiens » !? (#audreyadelhumour)

L’avantage de ces journées peu chargées, c’est que nous avons encore plus le temps d’observer les gens dans leur quotidien. Premier constat, il y a beaucoup de péruviens avec des appareils dentaires (c’était également vrai en Colombie). Grosse pensée pour tous les dentistes que nous connaissons… Le business est en Amérique latine ! Deuxième constat, il y a très peu de fumeurs au Pérou (également vrai en Colombie). Seuls les vieux fument encore. Le paquet de cigarettes est à 4€ environ.

Nous finissons la journée en faisant quelques courses pour le diner et pour le déjeuner de demain. Nous sommes un peu stressés car nous allons dépasser notre record jusque là de 4130m (ABC – Népal) et grimper, si notre corps le veut bien, à 4600m d’altitude. Le problème est que nous ne sommes arrivés que ce matin et que notre acclimatation risque d’être juste en 24h…

 

Le 03/08 – Trek Laguna 69

C’est le grand jour et l’heure de vérité. Nos corps vont-ils accepter de grimper à 4600m ?

Départ prévu à 5h du matin. Nous nous levons à 4h. Nous sommes prêts, devant l’hôtel à 5h pétante. Ne voyant pas arriver le bus, le responsable de notre hébergement, par qui nous ne sommes pas passés pou le trek, appelle l’agence et demande si tout est OK. Sont adorables les péruviens ! Pas de problème. Le bus n’arrivera qu’à 5h53…

Nous entrons dans le « Parque Nacional Huascaran » vers 8h30. Le parc national Huascaran, du nom de la montagne Huascaran qui culmine à 6768m, est l’un des joyaux du Pérou, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco dans la cordillère Blanche. A savoir, la cordillère Blanche est la plus haute chaine de montagnes tropicale de la planète.

Nous faisons une pause petit-déjeuner et testons l’infusion à la feuille de coca. Il paraît que cela nous aidera pendant l’ascension. Nous avons également quelques feuilles pour les prochains jours.

Nous faisons ensuite un arrêt à 3800m pour observer les premières Lagunas « Chinan Cocha » y « Orkon Cocha ». « Cocha » veut dire « réservoir d’eau » (généralement de petite taille et peu profond).

Nous faisons encore quelques kilomètres en bus et arrivons au point de départ à 9h30 à 3900m d’altitude. Nous commençons l’ascension à 9h35 précisément. Nous devons atteindre les 4600m de la « Laguna 69 » en 3h.

Au fait, pourquoi « Laguna 69 » ? Tout simplement, parce qu’il y a de nombreuses lagunas dans cette région du Pérou, ainsi pour les distinguer, elles ont été numérotées.

Nous ne sommes pas sur un gros rythme. Pour preuve, nous mettons 10 minutes de plus pour atteindre l’objectif. Nous avons fait de nombreuses pauses, pour les photos d’une part, mais aussi pour boire et grignoter. Nous avons bu 4 litres d’eau à deux. L’eau, chargée d’oxygène, aide nos corps à s’acclimater. Les derniers mètres ont été difficiles pour nous, mais le décor est tellement fabuleux ! La piste n’est pas compliquée en elle-même, c’est vraiment l’altitude qui rend la montée compliquée.

Enfin, le résultat est là, nous avons battu notre record à 4600m d’altitude !

Nous restons 45 minutes à profiter de la « Laguna 69 » puis entamons la descente après une petite engueulade… les nerfs lâchent. Rien de méchant, tout rentrera dans l’ordre 15 minutes plus tard. 2h de descente annoncée, que nous ferons également en 2h10. Nous prenons encore notre temps, s’ajoute à cela les nombreuses pauses pipi et le blocage régulier derrière d’autres randonneurs. D’ailleurs, cela inspirera Mathilde d’une belle phrase « elle fait quoi elle ? Elle est en roller ou quoi ? ». Il faut dire que le trek est très fréquenté. Nous pensons qu’il est impossible d’être complètement seul, à moins de dormir sur place.

Nous reprenons la route à 16h. Ce qui été déjà vrai à l’aller, l’est encore plus au retour : la route est totalement défoncée ! Nous sommes dans la poussière et secoués comme des pruniers sur les 2/3 du chemin qui dure 3h (#expressionalancienne).

Nous sommes de retour à Huaraz à 19h15. Nous retournons à l’hébergement où nous avons laissé nos sacs pour la journée. Nous restons une petite heure sur place et partons ensuite pour l’agence de transport. Nous enchainons ce soir avec un bus de nuit à 22h destination Lima puis par un vol pour Cuzco.

Bonne nuit, nous sommes claqués !

 

Le 04/08 – Enchainement de transport et arrivée à Cuzco

Nous passons une nuit plutôt satisfaisante dans le bus. Nous arrivons à Lima à 5h du matin et prenons aussitôt un taxi pour l’aéroport. Notre vol pour Cuzco est à 9h du matin. Autant dire que nous sommes larges, mais nous n’avions pas le choix pour que tout s’enchaine parfaitement. Nous avons 3h à tuer. Nous allons nous installer dans un café : lecture, wifi, appel des amis, etc.

Le vol a un peu de retard, nous n’arrivons à Cuzco qu’à 11h. Un chauffeur nous attend avec un panneau « Mathilde », la classe ! Nous arrivons à l’hospedaje vers 11h30.

Qu’est ce qu’un hospedaje ? C’est un hébergement dans une maison habitée. Cela se fait beaucoup en Amérique latine. Les toilettes et salle d’eau sont communs et la cuisine à disposition.

Vanessa, notre interlocutrice, dès notre arrivée nous fait un point complet des visites et des tours organisés possibles à faire dans la ville et aux alentours. Nous ne prendrons pas toutes les formules mais passons tout de même par elle pour le tour de Cuzco (demain) et le trek de la « Vinicunca Montaña de Colores » (après-demain). Nous lui demandons également quelques conseils pour aller, par nous même jusqu’au Machu Picchu. Le train qui relie Cuzco au Machu Picchu est extrêmement cher et les trajets des bus ne sont pas simples à comprendre.

Après toutes ces explications, nous prenons une bonne douche et préparons nos jours à venir. Il y a beaucoup de chose à faire dans cette région du Pérou. Cuzco est l’ancienne capitale de la civilisation Inca.

Nous faisons ensuite le tour du quartier à la recherche d’une laverie, d’un restaurant, d’une boutique d’impression (édition des billets pour le Machu Picchu) et d’un supermarché. Les missions accomplies, nous rentrons à l’hospedaje vers 17h.

Le top du top est que nous avons Netflix dans notre « habitacion » (chambre) ! Nous enchainons 2 films français : « 10 jours en or » et « Il a déjà tes yeux ».

 

Le 05/08 – Visite de Cuzco et alentours (une partie de la Vallée Sacrée)

Se coucher tôt ne veut pas forcément dire se lever tôt… Nous émergeons vers 10h45. Nous prenons notre temps aujourd’hui pour deux raisons. Premièrement, le tour organisé de la ville n’est qu’à 13h. Deuxièmement, les 3 prochains jours, nous allons nous lever aux aurores…

Petit-déjeuner avec « American Dad », puis nous partons pour le tour organisé des sites archéologique ci-dessous :

  • Coriconcha, l’église Santo Domingo et le jardin Sagrado ou jardin Solar. Coriconcha était le lieu le plus sacré de l’empire Inca. C’était aussi l’édifice, le plus vaste et le plus richement orné de son époque (or, argent, pierres précieuses). A l’arrivée des espagnols, Coriconcha fut rasé et pillé. Les plaques d’or couvrant les murs furent arrachées et les momies profanées. Seules les fondations restèrent debout qui, peu après, servirent d’assise à la construction de l’église Santo Domingo. C’est donc un double monument religieux.

  • Qochapata et Qenqo. Sanctuaire Inca faisant partie de la Vallée Sacrée. Qenqo, en quechua signifie labyrinthe.

  • Sacsayhuaman. Forteresse Inca, en forme de tête de puma (animal sacré chez les Incas) à 3700m d’altitude. Construite vers le milieu du XVème siècle.

  • Tambomachay. En quechua : lieu de repos. Aussi surnommé le « bain de l’Inca ». Deux fontaines y sont toujours fonctionnelles. Edifice constitué de blocs de pierre polygonaux.

  • Puca Pucara. Ruines d’une construction militaire. Puca Pucara en quechua signifie « forteresse rouge », du fait de la teinte rouge que prennent, au coucher du soleil, les pierres de la forteresse.

C’est notre premier tour guidé depuis le début de notre voyage et nous savons pourquoi !!! Beaucoup trop de monde et beaucoup trop relou de suivre. Très franchement sur les 5 lieux visités seulement 2 sont intéressants… La cathédrale et le Sacsayhuaman. Le tour en lui même n’est pas cher : 20 soles par personne, et puis entre deux sites, nous avons une dégustation de pastis péruvien (différent du Pisco). Par contre les points d’intérêts (en dehors de Coriconcha) sont soumis à un billet touristique, minoré, de 70 soles par personne ! Beaucoup trop cher pour ce que c’est !

Il existe aussi un billet touristique, dit complet, qui permet de visiter 16 points d’intérêts Inca autour de Cuzco, notamment la Vallée Sacrée, à 140 soles par personne. Evidemment, trop cher pour notre budget.

Nous sommes de retour dans le centre de Cuzco à 19h, prenons le colectivo pour rentrer dans notre quartier résidentiel et faisons quelques courses.

Aimablement, l’une des responsables de l’hospedaje a bien voulu récupérer notre linge à la laverie avant que celle-ci ne ferme. Malheureusement, ce n’est pas notre linge… Guillaume fonce à la laverie, et arrive à récupérer le sac. Nous partons de bonne heure demain et n’avions plus rien à nous mettre !

Nous regardons le film « A vif » en français.

 

Le 06/08 – Trek Apu Winicunca ou Montaña Colores ou Rainbow Mountain : record battu !

Premier d’une série de levers aux aurores ! Nous partons pour la Montaña Colores, de son vrai nom « Apu Winicunca ». Nous sommes impatients de découvrir ce lieu et de savoir si les photos sur Internet sont réelles ?

Nous sommes prêts à 5h. Le bus vient nous chercher à 5h20. 3h de trajet nous attendent. Nous faisons une première pause pour le petit-déjeuner (compris dans le tour). Nous prenons un mate de coca et quelques biscuits. A savoir le mate de coca aurait des effets positifs sur le corps en altitude mais il est aussi diurétique… Il est donc préférable d’avoir des toilettes ou un petit coin de tranquillité dans les heures qui suivent.

Nous commençons l’ascension vers 10h30 à 4800m d’altitude. Il faut compter 2h pour atteindre les 5200 m et moitié moins pour la descente.

Le trek est fantastique même si nous ne sommes pas les seuls. Les chevaux sont d’ailleurs pénibles pendant la marche. Au fur et à mesure de l’ascension, les paysages sont tous plus beaux les uns que les autres. Nous n’avons pas assez de mots pour décrire la splendeur des lieux. L’apogée étant évidemment la montagne « Apu Winicunca » et ses couleurs ! Pour répondre à la question de début de paragraphe, oui certaines photos sont exagérées, intensifiées, mais sincèrement, nous retrouvons les 7 couleurs de l’arc-en-ciel ! Et malgré le nombre de marcheurs, nous arrivons à prendre de magnifiques photos. Assurément, les plus beaux paysages que nous ayons vus. La Pachamama a gâté le Pérou !

Qu’est-ce que la Pachamama ? La Pachamama symbolise la Terre-Mère (littéralement en Quechua) ou la Déesse Terre. La Terre-Mère est considérée comme un être vivant et est à la base de tout : être vivants, végétaux, minéraux, textile, etc. Les Incas réalisaient en l’honneur de Pachamama, des sacrifices de vigognes. Encore aujourd’hui, la pratique de l’offrande se maintient dans les communautés Quechuas et Aymaras. Ainsi, on creuse un trou dans le sol, pour y déposer de la nourriture, de la bière et des feuilles de coca.

Nous repartons en début d’après-midi, refaisons une pause pour le déjeuner (compris dans le tour) vers 16h et sommes de retour à Cuzco vers 19h.

 

Le 07/08 – Trajet aller pour Aguascalientes (Machu Picchu) depuis Cuzco

Nous nous levons à 4h15 et prenons notre taxi à 5h du matin pour le terminal terrestre « UTRASIC ». L’hospedaje nous avait donné un horaire de départ du premier bus à 5h30… En fait, le premier bus ne part qu’à 7h30… Trop déçus. Bon cela nous aura permis de voir le réveil du terminal, la logistique des femmes de la campagne péruvienne installant leur « stand » de vente de pain et de fromages artisanaux, et la technique de vente des compagnies de bus... Nous ne sommes pas sur le marché, mais pas loin. C’est à celle qui crie le plus fort pour remporter le client !

Pour rejoindre Aguascalientes, c’est le parcours du combattant. Explications :

  • Hospedaje – Terminal terrestre « UTRASIC » : taxi pour 8 soles pour 2. 15 min de trajet.

  • Cuzco – Santa Maria : Bus pour 15 soles par personne à 7h30. Compagnie Ben Hur. 6h de trajet. Nous sommes partis avec 1h de retard et il ne faut pas s’attendre à un grand confort.

  • Santa Maria – Santa Teresa : Colectivo de 10 personnes pour 10 soles par personne. 1h de trajet

  • Santa Teresa – Hidroelectrica : Colectivo de 10 personnes pour 5 soles par personne. 30 min de trajet.

  • Hidrolectrica - Aguascalientes : A pied le long de la voie ferrée. 2h de marche.

Total du trajet : 34 soles par personne et 9h45 de voyage (sans compter les longues heures d’attentes). Le Machu Picchu ça se mérite ! L’avantage, c’est que nous sommes avec les locaux. Nous les observons. Les jeunes et parents ont une sale alimentation à l’américaine. Ils se goinfre de sucrerie, sodas et autres produits gras et caloriques. Peu importe l’heure de la journée ! C’est vraiment stupéfiant. Les grands-parents par contre, mangent et s’habillent traditionnellement. La señora à côté de nous, achète son plat dans le bus, à base de pomme de terre et de poulet. Elle vit certainement encore à l’ancienne, puisqu’elle transporte avec elle « un petit mouton trop mignon » ! (d’après Mathilde).

Nous arrivons enfin à Aguascalientes vers 17h après nos 2h de marches passés avec Julian, un allemand en voyage pour 4 mois en Amérique latine. Pour information, ce n’est pas un mythe, il y a beaucoup d’allemands en Amérique du Sud ! Au Pérou c’est surprenant.

Les 2 dernières heures de marche, malgré les magnifiques paysages qui nous entourent, semblent interminables. Nous sommes fatigués du voyage et des treks précédents, mais surtout nous nous faisons attaquer par des « moucherons suceurs de sang » ou « moucherons vampires ». Un enfer ! De la même lignée que les sandflies en Nouvelle-Zélande. Les boutons sont très urticants et laisse une grosse trace de sang. Un pinçon inesthétique. Résultats, Mathilde 10 piqures/morsures, Guillaume 8.

Premier constat, en arrivant à Aguascalientes, la municipalité a mis tout le budget dans la gare d’arrivée et la place principale. C’est Disneyland ! Ça sent le « fake », tout est hyper cher, mais le village est plutôt joli, enclavé dans les montagnes. Les habitants ne vivent que du tourisme. Cher ça signifie quoi ? Et bien 2 pizzas + 1 eau gazeuse + 1 coca = 97 soles (soit environ 25,30€). Pour le Pérou c’est incroyablement cher ! Et évidemment, le service ne correspond pas au tarif… Il ne faut donc pas rester dans ce village trop longtemps, principal point de passage des touristes pour aller au Machu Picchu.

Notre journée de transport nous a clairement épuisé et demain nous nous relevons aux aurores. Donc au lit à 22h.

 

Le 08/08 – Le Machu Picchu

Allez ! C’est le dernier jour où nous nous levons aux alentours de 4h du matin. Nous récupérons notre petit-déjeuner à la réception et allons au départ des bus. Il est 5h du matin quand nous constatons une file d’attente monstrueuse… Nous envisagions de prendre le premier bus de 5h30, mais là impossible. Nous remontons toute la rue qui longe la rivière dans le cœur de la ville et attendons patiemment que les premiers départs se fassent. Du jamais vue !

Nous sympathisons avec une famille versaillaise. Un couple et leur fille. Eux aussi hallucinent totalement sur l’attente. Nous prenons notre petit-déjeuner à emporter ensemble, tout en discutant de voyage. Ils connaissent très bien l’Amérique du Sud.

Petite aparté, nous nous rendons compte qu’à chaque rencontre/partage avec des voyageurs, qu’il y a toujours un petit esprit de compétition qui s’installe. Celui qui a visité le plus de points d’intérêts dans le pays, celui qui a payé le moins cher : « Ah bon, vous n’avez pas visité cela, quel dommage, c’est le top, en plus on est seul au monde. » « Vous avez payé xx€ le trajet ou l’excursion, nous beaucoup moins, faut dire qu’on a négocié à mort ! » etc. Ça devient un jeu, mais il ne faut pas que cela gâche le voyage. Oui, il y a toujours moins cher, non nous ne pouvons pas tout faire. Nous vivons notre expérience à notre rythme, comme nous le sentons et comme nous voulons le rythmer. Il y a des jours plus intenses que d’autres, mais ce ne sont pas les Jeux Olympiques du voyage.

Aparté terminé, nous arrivons enfin à prendre le bus, tout de même 12$ par personne aller (donc 24$ aller-retour, Waouh ! Ils savent compter les Tics ?) pour 20 minutes de trajet ! Autant dire, que nous ferons le retour par nous même, à pied, comme de nombreuses personnes d’ailleurs.

Il est 7h30 quand nous commençons à découvrir le Machu Picchu. Nous avons réservé, sur internet pour 48 soles par personne, la montée de la « Montaña Cerro Machupicchu » entre 7h et 8h. Nous nous présentons donc à l’entrée dès notre arrivée. Le nombre de personnes est limité. Mathilde a le numéro 139 et Guillaume 119. 1h25 d’ascension pour arriver à bout des 2610 marches, à un peu plus de 3000m d’altitude. Le panorama est super beau du sommet. Par contre, ce n’est pas de là que nous avons la meilleure vue sur le Machu Picchu. Nous avouons d’ailleurs que si c’était à refaire, nous ne prendrions que la visite du Machu Picchu, sans combo proposé. Le seul Machu Picchu est déjà à 152 soles par personne (environ 39,60€). A savoir les prix ont augmenté au 1er juillet 2017 : +24 soles (+6,25€) et les visites ont été raccourcies à une demi-journée. Les visites se font maintenant soit le matin entre 6h et 12h, soit l’après-midi entre 12h et 18h et les entrées sont maintenant limitées à 2500 personnes par jour. Pour synthétiser, les prix du Machu Picchu ont fortement augmenté au 1er juillet et ça ne va pas s’arrêter là puisque l’UNESCO estime qu’il faudrait limiter le nombre de visiteurs à 1000 par jour afin de préserver au mieux ce site unique au monde… Foncez-y dans les prochains mois si vous ne voulez pas payer 100€ pour 4h !

Nous redescendons à 10h30 et commençons la visite du site en lui même. Nous avons 1h30 pour tout faire. Le site, construit au XVème siècle, sous les ordres de l’empereur Inca Pachacùtec est impressionnant et magique. Il ressemble étrangement à nos villages médiévaux, mais niché à 2350m d’altitude et coincé entre les montagnes. Jusqu’à 1200 personnes vivaient dans ce village segmenté en 2. D’un côté les terrasses agricoles et de l’autres les habitations. Maintenant ce sont les lamas, les archéologues et les touristes qui ont pris possession des lieux.

Au fait, quelle différence entre un Lama, un Alpaga et une vigogne ? Le Lama est plus grand que l’alpaga, environ 1,70m, avec une longue tête et des oreilles courbées. Il pèse entre 130 et 200kg. Le Lama ne peut porter que 30 à 40kg et au maximum sur une dizaine de kilomètres. On l’élève surtout comme bête de somme et pour sa viande. L’alpaga est, quant à lui, plus touffu. Comme le lama c’est un animal domestique. On l’élève surtout pour sa laine et sa viande. Il est trop petit pour être utilisé comme bête de somme. Enfin la vigogne est plus fine et élancée que le lama et l’alpaga. La vigogne se retrouve sur les armoiries du Pérou, représentant le règne animal. Les Incas élevaient les vigognes pour leur laine, reconnue pour sa grande qualité, malgré qu’elle en produise très peu.

Nous entamons la descente à pied à midi pile. 1h30 de descente en escalier irrégulier qui fait bien mal aux genoux. Nous faisons le tour de la ville et de son marché artisanal et allons déjeuner à la « boulangerie française ». Un peu déçu par cet endroit qui semblait, sur le papier, être un incontournable. Le service est médiocre, la musique ringarde, la salle n’est pas ouf et les produits proposés, même s’ils ne sont pas mauvais, sont réchauffés au micro-onde… Dommage. Le point positif tout de même, les prix sont abordables. Nous ferons donc abstraction des points négatifs et reviendrons le soir après notre douche.

 

Le 09/08 – Trajet retour à Cuzco depuis Aguascalientes

Le petit-déjeuner est de 5h à 8h et nous ne voulons pas le louper, nous nous levons donc un peu plus tard que ces derniers jours à 7h00. Nous profitons d’un petit-déjeuner sans plus. Et pourtant, nous avons une chambre à 30€ ! Nous avons explosé le budget. Elle fait partie des chambres les plus chère de notre voyage. Mais encore une fois, tout est cher à Aguascalientes et en plus de cela, les commerçants ne font pas d’efforts sur la qualité et l’amabilité.

Le temps de refaire nos sacs, de faire notre toilette et nous partons à 9h de notre hôtel après une négociation poussée sur le prix de la chambre. En effet, le grand jeu, dans tous les pays d’ailleurs, c’est le taux de change des monnaies. Une autre application indispensable, et dont nous n’avons pas encore fait l’éloge est « Currency ». Parfait pour prouver à votre interlocuteur que le taux qu’il utilise depuis des jours, des semaines, voir des mois, n’est pas le taux actuel. Certains évidemment, le font exprès afin de grappiller quelques euros supplémentaires. Ce jour-là nous avons économisé 2,60€ !

Nous refaisons le chemin inverse, à pied jusqu’à Hidroelectrica, le long de la voie ferrée. Nous croisons Morgane et Pauline, deux françaises en voyage pour un mois, que nous avions croisé la veille sans vraiment discuter. Morgane est originaire d’Amiens (#picardielapuissance) et vit actuellement à Montpellier. Elle travaille pour le patrimoine de la région. Pauline est originaire du 93 (#93represente) et vit actuellement au Mans, où elle travaille en tant que professeur de culture général dans un lycée agricole. Elles ont entre 27 et 30 ans (estimation). Des compagnons de marche très agréables. 10 kilomètres que nous ferons en pantalon, manteau afin d’éviter de nouvelles attaques des suceurs de sang… Malgré cela, Mathilde se fait piquer à travers son legging et Guillaume, en plus d’être tout transpirant, se fait piquer à 6 reprises au doigts et aux mains ! Encore heureux qu’ils ne s’attaquent pas aux visages ces enc....

Bref, grâce à Morgane et Pauline, nous prendrons pour le retour un seul est unique van de 12 personnes pour retourner à Cuzco. En effet, elles ont choisi cette solution, pour seulement 40 soles par personne. Nous n’en n’avions pas connaissance à l’aller.

Le temps d’attendre que le van se remplisse, nous partons à 12h de Hidroelectrica et arrivons à 18h dans le centre de Cuzco. S’ajoute à cela le colectivo pour rejoindre notre hospedaje à 0,80 sol par personne.

En synthèse, 6h de trajet pour 40,80 soles par personne (6,8 soles de plus que l’aller soit 1,77€) … Oui c’est plus cher que ce que nous avons payé à l’aller mais nous mettons 3h30 de moins que l’aller !

Les paysages sur le retour, comme à l’aller d’ailleurs, sont impressionnants. Le véhicule passe au bord de précipices sur les routes sinueuses entre hidroelectrica et Santa Maria. A chaque croisement de véhicule, nous serrons les fesses. L’autre partie de la route, se fait sur une route de montagne, en lacet, au milieu des Andes enneigées.

A notre retour à Cuzco, nous faisons quelques courses pour le diner et les deux prochains petit-déjeuners.

 

Petite dédicace : Joyeux anniversaire maman !

 

Le 10/08 – Jour 2 à Cuzco

Nous profitons enfin d’une grasse matinée. Nous nous levons à 10h. Nous prenons tout notre temps ce matin pour faire les tâches du quotidien. La banque pour échanger nos billets en petites coupures. Puis la laverie, la même qui avait échangé nos vêtements quelques jours auparavant.

Après tout cela, nous commençons la visite de la ville :

  • Iglesia de Santo Domingo. Nous y retournons pour faire quelques photos de l’extérieur

  • Plaza de armas. Nous y allons prendre quelques photos de jour

  • Iglesia de la Compañia de Jesus

  • Catedral de Cuzco et el Templo de la Sagrada Familia

  • Plaza Regocijo.

  • Plaza San Francisco avec son espace jardin botanique

  • Mercado de San Pedro

  • Mercado Artesanal.

  • La rue connue pour la pierre polygonale à 12 angles

  • Quartier San Blas, la Plazoleta et la Plaza

Une journée sous le signe de la dépense. Entre test alimentaire : nous goutons au Queso Helado, une crème glacée au goût vanille et cannelle et aux Churros au lait concentré, achats de cadeaux souvenirs : Nous craquons pour un bonnet péruvien pour Guillaume et un pull et une bague pour Mathilde, et craquage restaurant : nous dînons au « Buffet frances » recommandé par les GlobEaters. Une bonne raclette !

En rentrant, nous regardons le film « Hippocrate ».

 

Le 11/08 – Jour 3, dernier jour à Cuzco et départ pour Arequipa en bus de nuit

Un grand jour : notre Page FB vient de dépasser les 600 abonnés ! Merci à tous de suivre nos aventures !

Un début de journée dans le même esprit que la veille : cool ! Nous partons pour le centre de la ville vers 14h. Nous flânons dans les rues, les boutiques et allons au musée du Machu Picchu. Même si celui-ci est bien fait, les explications sont claires, mais toujours incertaines, nous trouvons que le prix est élevé à 20 soles par personne (environ 5,20€) quand tous les autres musées sont aux alentours de 10 soles.

Nous croisons dans le quartier San Blas la famille versaillaise en balade. Il manque Fabrice qui est… un peu barbouillé. Nous échangeons nos impressions sur le Machu Picchu, puis reprenons notre balade. Nous observons les locaux dans les rues, leurs habitudes :

  • En Amérique latine, pour se dire bonjour, on ne s’embrasse qu’une fois sur la joue.

  • Au Pérou, il n’y a pas de mendicité. Les personnes en difficultés se débrouillent et proposent toujours quelques choses en échange d’une pièce. Ils vendent du café, du thé, du chocolat, du pain, des fromages et autres productions préparés par leur soin.

  • Au Pérou, l’habit traditionnel ce n’est pas du folklore. Les femmes s’habillent vraiment tous les jours comme cela. Evidemment, certaines demandent une pièce pour se faire photographier avec le mouton (grâce à elles, nous avons pu faire notre « selfie du jour »)

  • Au Pérou, les taxis, les bus et les véhicules à moteur privé, sont en général en fin de vie et dépassent facilement les 25 ans d’âge. Les carrosseries sont fatiguées et ne parlons pas des fumées étouffantes qui en émanent !

  • En ce moment au Pérou, depuis le 15 juin 2017, se déroule la grève nationale des professeurs. Les principales revendications sont : l’augmentation des salaires, et le report du projet d’évaluation des professeurs. Si une solution semblait être trouvée en ce qui concerne les salaires, la situation s’est aggravée sur le sujet des évaluations. Les professeurs craignent que cela donne lieu à des licenciements. Ils ont ainsi été rejoints par d’autres syndicats et fédérations. Enfin, courant juillet, le conflit s’est encore intensifié entre le gouvernement et les syndicats suite à la déclaration du ministre de l’intérieur qui a déclaré que parmi les dirigeants (de la manifestation) se trouvaient des personnes en lien avec une faction du Sentier Lumineux et il a rappelé que « le gouvernement ne dialoguerait pas avec des interlocuteurs liés à ce groupe terroriste ». Les négociations n’avancent donc pas et pendant ce temps les élèves n’assistent plus au cours depuis plus de 2 mois. Nous faisons un point sur ces manifestations car, durant plusieurs jours, encore en août, les professeurs ont organisé des manifestations de protestation dans plusieurs villes du pays, notamment Cuzco, en fermant des voies de circulation et quelques échanges violents avec les forces de l’ordre ont eu lieu. Nous aurions pu être impactés par ces rassemblements (lignes de bus coupées, affrontements violents sur les places principales, etc.) mais, par chance, cela n’a pas été le cas.

Nous adorons Cuzco, surtout sa place aux armes et son quartier San Blas. Nous avons pris nos repères et savons où acheter les meilleurs churros de la ville ! (Proche du « Mercado de San Pedro », en face de la « Plaza de San Francisco »).

Nous rentrons vers 17h30 dans le quartier résidentiel de notre hospedaje, faisons quelques courses pour le bus de nuit, récupérons notre linge propre et attendons notre taxi qui nous emmène à 19h au terminal terrestre.

 

Le 12/08 – La nuit dans le bus et jour 1 à Arequipa

La nuit est bonne dans le bus. Même si le bus est moins « quali » qu’à l’habitude (nous n’avons pas notre prise USB pour recharger nos portables) OLTURSA reste une très bonne compagnie pour voyage au Pérou. Et les prix sont corrects. 

Nous arrivons à 6h au terminal terrestre d’Arequipa. Nous prenons un taxi officiel pour 10 soles. Nous insistons sur le caractère officiel du taxi, car il semblerait qu’il y ait beaucoup de faux taxi dans la ville… Notre Hospedaje nous propose une chambre dès notre arrivée. Le bonheur absolu ! Nous nous recouchons et reprenons le cours normal de la journée vers 12h30 après une bonne douche et un café.

Actuellement, Arequipa est la deuxième ville la plus importante du Pérou, en population (plus de 875000 habitants) et économiquement, mais a été la plus peuplée du Pérou pendant la période espagnole. Elle est surnommée la « ville blanche » de part ses pierres utilisées pour les bâtiments coloniaux. Nous sommes plutôt séduits par le charme de ces petites rues, de sa place aux armes et de ses restaurants. Arequipa est à 2335m d’altitude, entre les volcans Misti, Chachani et Pichu Pichu.

Les visites du jour :

  • Plaza de Armas. L’une des plus jolies du Pérou.

  • La Basilica Catedral de Arequipa et le Museo. Il faut compter 15 soles (avec le guide) pour faire le tour du musée, mais surtout pour monter sur le toit admirer les tours, la ville, les volcans et la place aux armes.

  • Chavez de la Rosa Cultural center. Exposition temporaire dans un bâtiment d’époque colonial de toute beauté.

  • Museo Santuarios andinos. Dans le musée sont présentés les différents objets Incas retrouvés pendant les expéditions menées par l’anthropologue Reinhard et l’archéologue Chavez (céramiques, statuettes, textiles, etc). Jusque là rien de dingue  puisque nous en avons déjà vu beaucoup dans les précédents musées. Le plus étonnant est le corps momifié de la « fille des glaciers » - Juanita. Cette jeune fille d’environ 13 ans, retrouvée en 1995 lors d’une des expéditions, après une éruption du volcan qui a fait fondre la calotte glacière sur 50m, aurait été amenée jusqu’au volcan Ampato, à 6300m d’altitude, comme offrande au Dieu Apu, Dieu des montagnes. A savoir le Volcan Ampato est le plus haut du Pérou et le 4ème plus haut du monde. Le corps de Juanita est très bien conservé. En plus de l’histoire supposée de cette jeune fille, il faut également imaginer l’exploit accompli par celle-ci et les « religieux » qui l’ont accompagné à 6300m sans équipement ! Comme dit Guillaume « ils étaient en sandales et cache-sexes les types ! » Incroyable…

Nous apprenons aussi dans ce musée les méthodes pratiquées par les peuples andins au temps des Incas : la déformation intentionnelle des crânes. Celle-ci était opérée pour des raisons esthétiques, sociales ou religieuses, sur le crâne des nourrissons avec des bandages ou des morceaux de bois fixés.

Après cette visite, nous parcourons notre petit kilomètre pour acheter les billets de bus pour Puno. Nous changeons malheureusement de compagnie, puisque OLTURSA ne propose pas ce trajet. Ce sera donc CRUZ DEL SUR le 15/08 de nuit.

Il est déjà presque 17h. Guillaume a repéré un petit bar proposant des bières artisanales : le Wayrana associé avec le Chaqchao (pour le chocolat). Nous dégustons du chocolat, une bière et du cidre. Parfait !

Nous réaliserons grâce à eux, « un quatre à la suite » … Qu’est-ce donc ? A quatre reprise, nous avons bénéficié d’une erreur d’addition en notre faveur. 2 fois à la boulangerie française de Aguascalientes, 1 fois au buffet francés de Cuzco et donc une dernière fois aujourd’hui au Wayrana. Evidemment, nous n’avons rien signalé… (#julienlepersseraitfier #pardonjesus #malfrats).

Enfin, nous allons diner en tout début de soirée chez Crepisimo, une crêperie française réputée et conseillée par tous (routard et blogs). Les crêpes sont divines, surtout la « Queqo » à la viande d’alpaga et au beurre andin. Le restaurant se situe à l’entrée de l’Alliance Française, où nous profiterons d’ailleurs d’un spectacle, en français, présenté par les enfants de Arequipa. Au programme, « la cigale et la fourmi », « l’enfant et l’oiseau » (chanson), « ce matin un lapin » et autres comptines. Nous passons un agréable moment.

Nous rentrons vers 19h30 et regardons un film français « Dans les forêts de Sibérie ».

 

Le 13/08 – Jour 2 à Arequipa

Petit-déjeuner top dans notre hospedaje. Jus, café, œuf, pain, beurre, confiture ! C’est assez rare pour le souligner. Surtout, nous sommes dans une bâtisse coloniale de 400 ans. Elle fait donc partie intégrante de l’histoire d’Arequipa. Une chance pour nous ! Son nom : La Casa de Sillar.

Nous profitons ensuite de la terrasse ensoleillée pour finir d’écrire le récit de la Colombie, appeler nos proches et nos amis, notamment Cyrielle, et avoir une réflexion sur les douches en Amérique du sud… En Amérique du sud, en tout cas les lignes qui suivent sont vraies pour la Colombie et le Pérou, il n’y a pas d’eau chaude avec un ballon d’eau chaude ou un chauffe-eau, comme nous pouvons les connaître en France. Il n’y a pas non plus de pommeau de douche amovible. C’est un pommeau fixe-chauffe-eau branché directement à l’électricité ! Nous ne connaissons pas la famille « Lorenzetti » qui fabrique ce drôle de produit (monopole garanti en Colombie et Pérou), mais d’une ils doivent avoir un peu de caillasses sous le matelas, de deux il faudra leur dire que cette invention est dangereuse, pas pratique et dépassée…

Nous partons en début d’après-midi pour le deuxième round de visite.

  • Couvent Santa Catalina. Un des incontournables d’Arequipa. 20 460m², c’est le plus grand couvent au monde et le plus grand édifice religieux péruvien. Construit en 1579, il a accueilli jusqu’à 450 religieuses coupées du monde extérieur. Celles-ci étaient issues des grandes familles d’Arequipa. Une véritable ville dans la ville. Le couvent est ouvert à la visite et les 40 religieuses qui y vivent ne sont plus cloîtrées depuis la visite du Pape Jean-Paul II en 1985. Le calme qui y règne et les couleurs des murs, bleu électrique et rouge terre battue, créent une atmosphère insolite. A ne pas manquer durant la visite :

    • Claustro de los naranjos

    • Claustro Mayor

    • Fontaine Zocodober

    • La rue Cordoba

  • Pasaje Catedral. Cette petite ruelle se trouve juste derrière la cathédrale d’Arequipa. Nombreux bars avec vue sur les volcans. Nous ferons une petite pause en fin de journée.

Nous retournons dans notre quartier tranquille et allons diner dans un bouiboui rapide. Menu Salchipapas et burger avec en boisson la chicha !

Nous rentrons vers 20h et regardons le film « Chacun sa vie ».

 

Le 14/08 – Jour 3 à Arequipa et début des festivités

Malheureusement, nous devons quitter notre chambre, car il n’y a plus de place pour une troisième nuit… Nous libérons au dernier moment notre chambre, 11h15, et allons déposer nos sacs au « Los Andes » le best-seller de Booking.com. Etablissement également conseillé par Max et Faustine. Nous ferons le point sur l’établissement demain.

Nous rejoignons ensuite le point de RDV pour le « Free Walking Tour Arequipa », place San Francisco à 12h20. Nous retrouvons Yonathan, notre guide de Lima. Nous sommes étonnés de le retrouver ici, mais il nous explique que les guides tournent de ville en ville en fonction d’un planning. Comme à Lima, la visite ne ce concentre pas sur les places touristiques, mais sur des quartiers, des rues, que nous n’aurions pas apprécié seuls. Yonathan oriente également son discours sur la vie économique, politique et sociale de la ville, de la région, du Pérou. Cela peut rapidement devenir pénible, dans le sens où il prend régulièrement parti… De plus, aujourd’hui, nous sentons qu’il n’a pas envie, il marche encore plus vite qu’à son habitude et bâcle la tournée en 1h30… Dommage. Les points que nous avons tout de même pu apprécier :

  • Plaza San Francisco

  • Ruelle Tejada, perpendiculaire à la rue Ayacucho

  • Plaza Campo Redondo

  • Eglise San Lazaro

  • Mundo Alpaca. Une espèce de musée qui explique comment est utilisée la laine d’alpaga et comment différencier de la laine d’alpaga bébé et adulte. Rien de très passionnant.

  • Point de vue sur la place aux Armes et la Cathédrale depuis le toit d’un restaurant (côté gauche de la place aux Armes).

Nous allons ensuite, jusqu’au marché San Camilo, conseillé par Yonathan. Nous adorons les marchés, enfin Mathilde un peu moins en ce moment. Nous en profitons pour prendre un jus de fraises/oranges frais et quelques encas.

Nous retraversons le centre-ville et allons à la « Casa del Moral ». Une magnifique bâtisse coloniale aux couleurs vives.

Nous cherchons ensuite le restaurant « Ratatouille » conseillé pour son menu bon marché. Malheureusement celui-ci est fermé pour quelques jours en raison de la fête d’Arequipa…

Nous allons alors jusqu’au Mirador de Yanahuara. Très franchement, ce mirador n’en vaut pas la peine, nous avons eu des meilleurs points de vue depuis les tours de la Cathédrale notamment. Nous essayons, un deuxième restaurant, une picanteria réputée : « La Nueava Palomino ». Celui-ci ne sert plus à cette heure…

Qu’est-ce qu’une Picanteria ? Les picanterias sont des restaurants traditionnels nés au XIXe siècle. Ces restaurants de quartier accueillent tous les midis, différentes classes sociales. Nous essayerons d’en trouver une demain.

Il est 16h15. Les locaux commencent à se placer dans les rues pour le défilé du soir. Nous redescendons du mirador et faisons le chemin inverse par les grandes avenues afin de profiter de la parade géante. Les collèges, les associations, les délégations de pays souhaitent une bonne fête d’Arequipa à tous. Il y a des chars, des danseurs, les enfants sont déguisés. Nous vivons le carnaval avec une impression d’être aux ferias de Bayonne !

Nous nous arrêtons dans un bar avec balcon donnant sur la rue afin de profiter au mieux du spectacle. Nous restons jusqu’à la fin du défilé. Nous dinons sur le pouce dans la rue en profitant de l’ambiance.

De retour à notre auberge vers 19h30, nous retrouvons, par hasard un couple de français croisé dans le van de retour du Machu Picchu. Cette fois nous prenons le temps d’échanger sur notre voyage. Hélène et Arthur ont à peu près le même profil que nous. Ils sont également en voyage pour un an autour du monde, rentrent en novembre (le 1er), ne sont pas originaires de Paris mais y ont passé de bonnes années et en rentrant change de ville et de vie. Un nouveau départ comme ils disent, direction Nantes. Dommage, ils repartent ce soir pour Lima en bus de nuit. Bonne fin de voyage à eux.

Nous regardons le film « L’embarras du choix ».

 

Dédicace à Oscar et à ses parents Maxime et Tiphaine. Plein de bonheur à vous 3 !

 

Le 15/08 – Jour 4 à Arequipa et journée glande

Verdict sur le fameux « Los Andes bed & breakfast ». C’est top ! Les chambres, malgré qu’elles ne soient pas spacieuses, sont propres et la literie est parfaite. Les douches sont propres et disposent d’eau chaude avec de la pression (se reporter au 13/08) ! Les espaces communs et terrasses sont immenses et Internet fonctionne correctement. Enfin, le petit-déjeuner est un buffet, avec pain, beurre salé (!), confitures, fruits, jus, boisson chaude et œufs. Tout simplement le rêve car très rare au Pérou !

Nous mettons en application l’expression : « doucement le matin, pas trop vite l’après-midi ». Nous profitons des lieux au maximum et puis, nous avons déjà bien parcouru la ville.

Nous suivons les festivités retransmises, à fond, à la télévision. Nous sortons enfin vers 14h15 de l’hostel. Nous essayons de trouver une boite aux lettres pour poster quelques cartes postales, puis nous nous dirigeons vers la « picanteria La Mundial » conseillé par notre premier hospedaje. Elle est ouverte ! Trop cool. L’établissement est bondé. Nous nous installons, à la bonne franquette, à une table, à coté d’une famille et d’un papi. Nous regardons la carte. Re-trop cool… il y a du cochon d’inde ou « cuy » en espagnol (se prononce couille…). Guillaume est plus qu’heureux. Depuis que nous sommes à Arequipa il souhaite faire une Picanteria et gouter le « cuy ». Combo magnifique !

Nous sommes servis très rapidement. Mathilde opte pour, littéralement, un « gâteau de pommes de terre ». Comprendre un gratin dauphinois. Le « señor » en face de nous, nous conseille de déguster le cuy avec la sauce aji. Il tend le pot à Guillaume. Guillaume s’exécute et en prend une bonne fourchette. A savoir : la sauce aji est une sauce à base de pain, de lait, de piment, d’ail et d’oignon… Guillaume a dansé pendant quelques secondes (+ rires de notre tablée) ! Le cochon d’inde a un goût de poulet et d’agneau. Nous expliquons : la texture du poulet (viande blanche et peau), mais une viande plus forte qui peut ressembler à de l’agneau.

Après ce double test, nous allons nous promener dans le parc « Selva Alegre » à quelques pas du restaurant. Nous profitons une dernière fois du soleil d’Arequipa.

Nous rentrons à 17h à l’auberge et essayons de nous occuper jusqu’à l’heure de notre bus de nuit qui est à 22h30… Nous geekons, regardons un film : « Alliés » et écrivons.

Certains pourront nous reprocher de ne pas avoir visité le « monastère et l’église de la Compania ». Nous leur répondrons : « nous avons eu notre quota d’édifices religieux au Pérou et sommes impatients de découvrir la Bolivie ! »

Ravis d’avoir terminé ce trip péruvien par la magnifique ville d’Arequipa ! On se retrouve en Bolivie. Chao !