DU 16 AU 30 AOUT 2017

BOLIVIE

NOS PHOTOS SONT DISPONIBLES ICI

Avant de débuter notre récit, et c’est une première, nous faisons un point historique sur le pays, parce que nous avons été touchés par la population peu souriante et par le pays qui semble être à l’abandon. Nous vous conseillons la lecture du livre de Erich Fisbach, La Bolivie : l’histoire chaotique d’un pays en quête de son histoire, éditions du temps – 2001.

Ce livre nous a permis de comprendre, après coup, la Bolivie et son contexte. Un pays moins entrain à l’ouverture et au tourisme (étrangers) que ses voisins, une économie qui peine et une capitale, La Paz, aux allures de marché géant.

 

  • 1430 : début de la colonisation de l’Empire Inca sur le territoire bolivien (actuel).

  • 1536 : date de la fondation de la ville de Paria, implantation des espagnols sur le territoire bolivien (actuel).

  • 1780-1825 : six soulèvements contre l’Empire Espagnol. Le dernier débutera le 25 mai 1809 et aboutira à l’indépendance le 6 août 1825. Le nom de la Bolivie, a été choisi en l’honneur de Bolivar.

  • De 1825 et jusque dans les années 80, même si le 9 avril 1952 la révolution du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) essaye de renverser ces inégalités, les politiques ne défendent que leurs propres intérêts sans penser à construire le nouveau pays et surtout en gardant bien loin du système les indiens qui sont pourtant majoritaires (55% de la population du pays à cette époque). Les indiens des Andes ne joueront un « vrai » rôle politique qu’à partir de 1952, même si malgré quelques réformes mises en place au bénéfice des indiens, la révolution de 1952 n’aura pas l’effet escompté et tout recommencera comme avant (coup d’Etat, etc.).

Après l’indépendance, les grands propriétaires restent d’origine espagnole. Ils cumulent les richesses, terres, mines et pouvoirs politiques. Les indiens sont toujours exploités gratuitement et spoliés jusqu’à l’usurpation de leurs terres, en toute légalité, notamment par le gouvernement tyrannique de Melgarejo (les terres étaient redistribuées aux membres les plus influents de l’armée, aux amis, aux collaborateurs, etc.). Les « blancs » (grands propriétaires) font le nécessaire pour garder leurs privilèges en ne présentant à l’élection présidentielle, que des candidats ralliés à leur cause. De plus, les instabilités politiques (plus de 137 coups d’état) et les gouvernements plus ou moins dictatoriaux, qui vendront/donneront des provinces sans état d’âme (au Brésil, Chili, Paraguay, etc.), amèneront par la suite des guerres (déguisées derrière une économie qui se mondialise). Trois guerres importantes auront un impact irréversible sur l’économie et l’identité du pays.

  • La Guerre du Pacifique 1879-1883 entre la Bolivie, le Chili et le Pérou. Cette guerre signera la perte de l’accès à l’océan pour la Bolivie. « Les origines de ce conflit sont à rechercher en Europe ». L’Europe à la fin du XIXème siècle connaît un accroissement démographique qui l’oblige à trouver une solution notamment en terme de rendement agricole. Des études seront menées par les anglais et révèleront que le salpêtre dispose de propriétés fertilisantes. Ce salpêtre est présent dans la province péruvienne de Tarapaca et dans la province bolivienne d’Antofagasta. La Bolivie aurait donc dû profiter de cette magnifique aubaine, mais les différents gouvernements ne se sont pas intéressés à cette province (faible peuplement : 6000 habitants aux alentours en 1850 sur un territoire de 70000 km2). Les chiliens feront preuve d’un plus grand réalisme et exploiteront, avec des capitaux anglais et l’accord de la Bolivie, cette province jusqu’à ce que le gouvernement bolivien mette fin aux facilités chilienne. C’est dans ce contexte, que les intérêts deviendront internationaux. Les compagnies britanniques offriront leur appui au Chili (business oblige) et les groupes financiers français au Pérou et à la Bolivie (conflit franco-anglais sur les nouveaux territoires ?). Au final, la province était mieux connue des chiliens que des boliviens… La guerre ne durera qu’un an. Une guerre remportée par le Chili (le Chili l’emportera également sur le Pérou quelques années plus tard).

  • La Guerre de l’Acre 1898-1903 entre la Bolivie et le Brésil. La Bolivie cède, pour stopper cette guerre, 190000 km2 de son territoire en contrepartie de 2 millions de livres sterling.

  • La Guerre du Chaco 1932-1935 entre la Bolivie et le Paraguay. « La raison principale de cette guerre a été la dispute entre la Standard Oil (US) et la Royal Dutch Shell (Netherland et UK) pour la possession des puits de pétrole situés dans cette région. ». Résultat, perte d’une partie du territoire au profit du Paraguay.

Depuis 1536, le pays ne vit économiquement que par ses mines, d’abord d’extraction d’argent, puis d’étain. Cette « mono production » signera la faiblesse du pays, malgré son statut de plus important producteur et exportateur mondial d’étain au XIXème siècle. Trois familles domineront ce secteur pendant plus d’un siècle sans redistribution des richesses. Ils internationaliseront leur business jusqu’à placer leurs sièges sociaux aux USA, sans que les gouvernements n’interviennent… (le gouvernement est à leur botte).

 

La Bolivie de nos jours :

  • 10,8 millions d’habitants en 2015

  • PIB : 24,43 milliards de $ en 2012. Un pays relativement pauvre.

  • 45% de la population sous le seuil de pauvreté, soit moins de 2$/jour.

  • Taux d’alphabétisation : environ 95%

  • Le pays fait deux fois la France

  • Le président actuel, Evo MORALES, termine son troisième mandat en 2020. Il a déjà modifié la constitution du pays pour le faire. Mais il ne compte pas s’arrêter là puisqu’il a organisé un référendum. La question : « Oui ou Non MORALES pour un quatrième mandat ? » Résultats : 51% Non...  Et pourtant, il compte bien se représenter… A suivre.

  • Depuis 2009, la Bolivie est un Etat plurinational. Evo MORALES a reconnu les 35 différentes cultures indigènes du pays.

 

La Bolivie est un grand pays en superficie mais « petit » en nombre d’habitants. La Bolivie n’a jamais réussi à sortir de la suprématie des colons, n’a pas réussi à transformer positivement les relations entre indiens, espagnols, criollos (espagnols nés dans les colonies) et métis (ou cholo, nés d’espagnols et d’indiennes), a subi l’imprécision des frontières après le départ des espagnols et la soif de conquête de ses voisins, mais surtout a subi l’individualité et la corruption de ses dirigeants qui ne pensaient qu’à leurs intérêts personnels sans se soucier du pays, en dilapidant le sous-sol et les richesses ! Un Etat plus que corrompu depuis 1825.

 

Le 16/08 – Départ pour la Bolivie

Nous arrivons à Puno à 5h du matin au terminal terrestre.

Nous enchainons dès 6h du matin, avec la compagnie Titicaca Bolivia, la deuxième partie de trajet Puno – Copacabana.

Nous passons la frontière terrestre péruvo-bolivienne de Kasani vers 9h. Aucune difficulté et surtout pas de bakchich comme nous avons pu le connaître en Asie. Mathilde aide 3 français sortis du Pérou en même temps que nous, mais non passés par le bureau de douane pour le tampon d’entrée en Bolivie. Une vraie « connaisseuse du voyage » (#olivierconnaisseursduvoyage)

Nous sommes à Copacabana à 11h heure locale (+1 heure) et découvrons notre logement. Toujours dans le même concept, salle de bain commune, et grand espace.

Nous prenons une bonne douche puis allons dans le centre de la ville vers 14h.

  • Basilica Virgen de Copacabana

  • Plage. Ou plutôt départ des embarcations

Nous décidons de ne pas faire les points de vue de la ville (Horca del Inca et Cerro Calvario) et de tout miser sur l’Isla del Sol (demain). Nous réservons le bateau de 8h30, puis faisons une pause ensoleillée en terrasse avec vue sur le lac Titicaca (Première bière bolivienne). Nous achetons ensuite quelques empanadas pour le diner et participons aux baptêmes des voitures devant la Basilique : la « procession Bendicion de movilidades ». Nous en baptisons une, nous-même, au « champagne » local !

Après le diner, Mathilde discute avec un couple de français pendant que Guillaume s’exécute sur l’écriture du Pérou.

Film avant de se coucher : « Dallas Buyers Club ».

 

Le 17/08 – A la découverte de l’Isla del Sol

Départ à 8h30 en bateau. Nous laissons nos backpacks à l’auberge.

10h, Nous arrivons à « l’Isla del Sol ». 30 minutes plus tard, le temps d’aller dans le haut du village, la grimpette est sèche, nous arrivons à notre hôtel. Nous avons réservé ce logement sur Booking.com sans se renseigner en amont sur les prix pratiqués… Une erreur, il y a des chambres chez l’habitant à partir de 30 bolivianos... Nous avons payé 30€… Soit 8 x plus ! Merci Booking.com ! C’est encore, des mois passés, un sujet de discorde entre les tics.

Dès 11h, nous commençons à explorer la partie sud de l’île et ses panoramas magiques. Les paysages ont une étrange similitude avec les paysages méditerranéens que nous connaissons. Balade sur les chemins, dessinés par le passage régulier des lamas, au milieu des terrasses agricoles et surplombant les plages naturelles (notamment la « playa Japapi »). Pause déjeuner sur les hauteurs, au bout de l’île. Nous vous souhaitons la même sensation : cette impression d’être seul au monde, au soleil, face au lac Titicaca. Merveilleux !

Nous nous dirigeons ensuite aux ruines Incas de « Pilko Kaina » en contre-bas et remontons jusqu’à l’hôtel. Une balade de presque 4h.

Nous repartons en milieu d’après-midi pour le « Cerro Chequesani » à 4075m d’altitude. Un autre angle de vue sur le lac, les montagnes enneigées et les terrasses agricoles.

En fin de journée, nous nous dirigeons vers le point de vue du restaurant « Las Velas » pour le coucher du soleil. Tous les blogs parlent de ce lieu pour la vue mais aussi pour la qualité de la cuisine (nous n’avons pas testé). L’établissement est tenu par un ancien chef.

Nous réempruntons le sentier dans la nuit et nous dirigeons vers un restaurant non loin de notre hôtel. Nous le sélectionnons au feeling. Nous goutons ainsi la fameuse truite du Titicaca.

Malgré des paysages paradisiaques, il y a tout de même un point négatif : les habitants de l’île (même les enfants) ne sont pas très agréables et réclament 2 bolivianos pour se faire photographier ! Dommage.

 

Le 18/08 – Jour 2 à l’Isla del Sol

Nous apprenons ce matin, que depuis 5 mois, un conflit subsiste entre 2 villages. Le village de Challa, au centre de l’île, est jaloux de la prospérité touristique de Challapampa au nord. Cette rivalité a même fait se déplacer le Ministre du Tourisme, sans que cela apporte de solution. Dans ces conditions, il est impossible pour nous de faire le « Chemin des incas » entre la partie Sud et la partie Nord de l’île, même si Guillaume essaie de forcer le passage.

Nous profiterons tout de même d’un mirador non loin de la « porte du nord » pour faire la vidéo de mariage pour Audrey et Loïc.

Nous improvisons alors un tracé dans le sud, sur lequel nous randonnons jusqu’en début d’après-midi. Un décor enchanteur, entre le bleu intense du lac Titicaca et le blanc éternel des montagnes.

Nous redescendons par le chemin de la « Fuente del Inca » et attendons le bateau de 15h pour Copacabana.

Nous avons sympathisé au petit-déjeuner avec un couple de français, que nous retrouvons à Copacabana. Nous buvons une bière en terrasse, face au lac. Nous n’avons pas connaissance de leurs noms (30 minutes d’échange voyage). Ils sont en Bolivie pour 2 semaines, après avoir fait la moitié du voyage au Pérou. Ils sont d’Aix-en-Provence. Après les bretons d’Asie, ce sont les français du sud-est qui voyagent dans cette partie du monde.

Nous remontons vers notre hôtel en début de soirée. Sur le chemin, nous achetons quelques empanadas pour le diner, et goutons également aux pop corn locaux. Beaucoup plus gros et beaucoup plus sucrés.

Nous regardons le film « Réparer les vivants » après avoir discuté avec Simon dans la salle commune, un français en vacances en Bolivie avec sa femme.

 

Dédicace : Joyeux anniversaire maman !

 

Le 19/08 – Direction La Paz

Nous ne sommes qu’à 4h de la capitale administrative et siège du gouvernement : La Paz. A savoir, la place de capitale administrative en Bolivie se dispute entre La Paz et Sucre. Cette dernière étant la capitale constitutionnelle et ville du traité de l’indépendance du pays. Même si la « vraie » capitale du pays est Sucre, La Paz ne dit pas son dernier mot. S’ajoute à cette compétition, Santa Cruz de la Sierra, la troisième ville du pays. Celle-ci s’octroie la place de capitale économique.

Dernières informations, La Paz détient deux records mondiaux : la capitale la plus haute du monde (discutable donc), en raison de son altitude moyenne à 3650m au-dessus de la mer (en fonction des quartiers on se trouve entre 3600 et 4000m) et le réseau de téléphériques urbains le plus long et le plus haut du monde !

Nous profitons de la matinée pour appeler les parents et faire le tri des photos. Puis, nous partons direction La Paz à 13h30.

Nous arrivons à 17h30 au Terminal de bus de La Paz à 1,5 kilomètre de notre hôtel. Nous faisons le chemin à pied. Nous constatons, dès les premiers mètres, une pauvreté évidente (mendicité dans toutes les rues), plus sensible qu’au Pérou. Nous constatons également, qu’en Amérique du Sud, les piétons ne sont pas prioritaires… Il ne faut pas avoir peur de s’imposer.

Nous arrivons un peu avant 18h à l’hôtel, en même temps que Maureen et Loïc. Un couple de français qui se trouvait également dans le bus depuis Copacabana. Maureen a 24 ans ancienne vendeuse, Loïc 26 ans ancien postier. Ils sont en voyage pour un an (grosso modo dans le même timing que nous). Ils sont originaires du Pas-de-Calais, mais habitaient à Lille. Quelques échanges de politesse et nous partons diner ensemble au restaurant conseillé par Faustine et Max : le Mozzarella. Une enseigne de plusieurs pizzerias de bonne qualité.

Nous retrouvons notre hôtel, soi-disant neuf, vers 22h et nous donnons rendez-vous demain matin à 9h pour le petit-déjeuner. Nous allons faire la visite de la ville à 4 !

 

Le 20/08 – Jour 1 à La Paz : deux spectacles originaux

Guillaume n’est pas lavé depuis 3 jours. Il n’y a pas d’eau ou pas d’eau chaude à chaque tentative… (Mathilde s’en sort bien et prend ses douches avant les pannes). Et pour continuer sur la même lancée, ce matin, toujours une douche « Lorenzetti », a clairement explosé pendant que Guillaume se lavait !

Vers 10h, après un petit-déjeuner, dans une salle sombre, froide et impersonnelle, mais accompagnés de Maureen et Loïc (dans la bonne humeur), nous commençons la visite de La Paz :

  • Nous nous mettons rapidement dans l’ambiance de la « ville-marché » et commençons par le plus fameux d’entre eux : le « Marché aux sorcières ». Nous trouvons toutes sortes de gri-gris, amulettes, poudres magiques et surtout des fœtus de Lama que les boliviens enterrent sous leurs futures constructions… Paraît que cela porte bonheur ! Personne ne veut essayer ? Les Cats ? Ça marche aussi si on l’emmure dans une nouvelle propriété… (#foetusdelamaauboulevardjeannedarc)

  • Nous continuons notre visite en direction de l’église « San Francisco » et de la rue « Sagarnaga », l’une des rues les plus fréquentées pour ses boutiques.

  • Nous arrivons ensuite à la calle (rue) « Apolinar Jaen ». L’esprit colonial des bâtiments de couleurs y est toujours présent. Une jolie rue piétonne aussi connue pour ses 4 musées : « Musée des métaux précieux », « Maison de Murillo », « Musée du littoral » et « Musée des coutumes ». Malheureusement ces musées sont fermés les dimanches et lundis… Nous ne les ferons pas.

  • Nous poussons ensuite jusqu’au Mirador « Killi Killi » et n’allons pas le regretter. D’une part parce que la vue à 180° sur La Paz est attrayante et d’autre part parce que nous assistons au tournage d’un clip musical de « Oliver y su grupo Liberal » ! Un groupe de musique hyper kitch mais adorable. Nous prenons quelques photos et vidéos avec eux et leur « Olivette » (= les « Claudettes » de Claude François). Nous passons un bon moment.

  • Nous arrivons à la Place Murillo, la place principale de La Paz. Autour de cette place se trouve l’Assemblée législative plurinationale de Bolivie, le Palais du Gouvernement, et le Musée national d’art. Des bâtiments coloniaux magnifiques.

  • Nous retournons dans le quartier de notre hôtel afin de récupérer la « station centrale / Taypi Uta » des remontées mécaniques et ainsi gagner le quartier « El Alto ». Sur le chemin nous nous arrêtons dans une rue très festive. Les habitants célèbrent la fête de la danse. Nous discutons avec un groupe de 4 hommes. Nous partageons quelques bières avec eux. Un moment unique, improvisé et joyeux, que nous adorons vivre.

  • Nous prenons les remontées mécaniques, passons au-dessus du cimetière de La Paz et arrivons à la station « 16 julio / Jach’a Qhathu ». De là, nous traversons un immense marché, qui semble être « la jungla ». Nous voyons de tout, des pièces automobiles, aux fausses baskets, en passant par les produits de beautés. Nous avons même repéré une ruche sur roue ! Du miel de la ruche à la rue en moins de 5 minutes ! Bref, un endroit à faire, où l’on trouve de tout.

Nous remarquons que ce sont très souvent, pour ne pas dire toujours, les femmes qui tiennent les stands, peut importe le produit proposé.

  • Nous arrivons enfin à la salle. Quelle salle ? Nous sommes dans le quartier « El Alto » afin d’assister, à partir de 17h, aux « Catch luchas de Cholitas » (les Cholitas sont les femmes boliviennes vêtus de vêtements traditionnels).

Nous nous installons au milieu des locaux avec pop-corn et soda. Nous sommes un peu sur la réserve, car le premier combat est un peu pathétique. Démonstration de catch par deux hommes non synchronisés. Mais très vite, le combat sort du ring et se retrouve dans les gradins. Les locaux sont aux anges ! Nous aussi. Les combats des cholitas suivent. Toujours la même mise en scène : la gentille contre la méchante. Les spectateurs jettent tout ce qu’ils trouvent, pop-corn, eau, bouteilles en plastiques… Nous nous prenons au jeu. Le dernier combat en action met en scène 4 catcheurs. Un combat très long. Explosion de tube de néon, caisses en bois sur le crâne… du grand spectacle. Nous n’avions jamais rien vu de pareil. Les boliviens crient « malika » …. Un nouveau mot pour nous, qui signifie… « homosexuel / tarlouze ».

Nous commençons à envisager notre départ quand la salle s’assombrit… Ce n’était donc pas le dernier combat. Deux zombies, avec de la viande fraiche en main, rentrent, et hurlent. Ce sont certainement les « méchants ». Deux catcheurs débarquent et viennent « nous libérer des affreux ». Les morceaux de viandes volent dans la salle et sur les spectateurs. DU JAMAIS VU ! Impensable en France, surtout que la fin du combat se termine par la victoire des zombies !!!

Nous rentrons choqués, dégoutés, étonnés, mais amusés du spectacle. Encore en l’écrivant, nous avons du mal à croire que nous avons vécu cela !

Nous repartons, pas très rassurés de traverser les 1,5 kilomètres du quartier « El Alto » à pied. Il est 19h30. Il fait déjà nuit. Nous retrouvons la station des remontées mécaniques, et notre quartier vers 20h30. Quelle folle soirée !

 

Le 21/08 – Jour 2 à La Paz

Nous prenons, Maureen, Loïc et nous, le temps ce matin d’appeler nos proches puis partons vers 10h30 pour les quartiers plus éloignés de la ville.

  • Quartier « Sopocachi ». Quartier hyper cool et plus aéré avec boutiques, bars et snacks pour étudiants fauchés (cela nous va parfaitement). A voir notamment :

    • La place des étudiants

    • La place Eduardo Abaroa Hidalgo

    • Le Parc El Monticulo. Beau point de vue d’où nous sirotons nos jus frais.

  • Puis après-midi marchés et achat de souvenirs.

    • Mercado Belen

    • Mercado Rodriguez

    • Mercado Negro

    • Calle Jiménez

    • Calle Murillo, la rue des « Peluquerias »

    • Calle Graneros

Nous remarquons que toutes les artères principales de La Paz sont bloquées. Il s’agit d’une manifestation des commerçants/vendeurs de rue afin de protester contre la taxation « vendeurs de rue » que veut mettre en place le gouvernement. Nous ne connaissons pas le texte, ni quels seraient les produits concernés, mais nous saisissons bien la polémique que soulève le sujet… Les vendeurs ambulants représentent, au bas mot, 80% du business de La Paz et des autres villes de Bolivie.

Nous allons boire un dernier verre avec Maureen et Loïc, puisque nous partons ce soir pour Sucre en bus de nuit. Maureen et Loïc nous racontent leurs péripéties en Amazonie. Des histoires à base de grosses bêtes venimeuses et de sommeil léger à même le sol… Pas certains que nous aurions été capables de faire le tiers du quart de ce qu’ils ont fait ! Chapeau les aventuriers.

Nous prenons le bus « cama » (lit) de la compagnie Eldorado pour Sucre. En route pour 12h de voyage. Même si le voyage est long et que nous sommes tristes d’abandonner Maureen et Loïc, nous sommes heureux de quitter les odeurs de pisse et l’oppression constante (bruit de klaxon, pollution, regards insistants et parfois malsains de la population) qu’offre La Paz, cette ville tentaculaire sans charme.

 

Le 22/08 – Jour 1 à Sucre après une des pires nuits en bus

Une nuit très pénible, très froide dans un bus dégueulasse. Pas de diner, pas de couverture, pas d’hôtesse souriante, rien. Nous nous étions habitués aux services d’Oltursa et de Cruz del Sur au Pérou. Nous ne recommandons donc pas la compagnie Eldorado, mais ne connaissons pas les services concurrents…

Nous arrivons à 8h au terminal de bus de Sucre. Nous partons à pied rejoindre notre hébergement. Toutes les rues sont en descentes, top ! Une chose est sûre nous ne ferons pas le chemin du retour à pied !

Nous sommes à 8h30 devant « La Dolce Vita », un Hospedaje tenu par un couple franco-suisse. Chambre pas chère, propre, des espaces communs au top et un wifi qui pulse (Audrey et Loïc, si vous passez par Sucre c’est à La Dolce Vita qu’il faut séjourner).

Nous prenons une bonne douche pour nous décrasser du vieux bus tout pourri et ne faisons pas grand chose de la journée. Après avoir pris toute la bande passante de l‘hôtel pour mettre à jour nos photos sur le blog, nous déposons notre linge sale dans une Laundry à quelques rues, faisons quelques courses : produits de beauté et petit-déjeuner, achetons quelques fruits sur le marché central, faisons quelques rues pour nous imprégner de la ville et goûtons au « Rellenos de Yuca », une pomme de terre frit fourrée au fromage et jambon.

Deux constats à Sucre :

  • Il n’y a pas de Choletas. Les habitantes de Sucre sont beaucoup plus occidentalisées et plus fortunés que dans le nord. « Ce sont des Choletas modernes » comme dit Mathilde.

  • Les rues et commerces ayant pignon sur rue sont propres et entretenus.

  • La marque Bata est très présente en Bolivie et en Amérique du Sud en général.

Nous ressortons vers 19h et allons fêter nos 9 mois de voyage au restaurant français de l’Alliance Française « La Taverne ». Une bonne viande cuisson bleue… ! Nous goûtons également au vin bolivien : Aranjuez Terruño en blanc et rouge. La Taverne est une bonne adresse pour se ressourcer, malgré une bouteille bouchonnée, que nous avons fait changer, et du pain à la javel… (#ilsnaurontpasnotrepeau)

 

Le 23/08 – Jour 2 à Sucre et 9 mois de voyage

Nous rencontrons ce matin, Margot et Benjamin. Ils ont respectivement 25 et 28 ans. Margot est de région parisienne et Ben du Gers. Ils sont en TDM pour 15 mois et viennent d’entamer leur 9ème mois de voyage. Ils travaillaient chez Technip entre la France et le Congo.

Nous échangeons sur nos aventures respectives et notamment sur la Patagonie, qu’ils viennent de faire et sur la NZ que nous avons fait. Ils partent aujourd’hui pour Potosi et feront le Salar un jour avant nous. Dommage.

Après le « Condor », où nous déjeunons des « empanadas con queso » géants, économiques et très bons, nous commençons les premières véritables visites de la ville :

  • Plaza 25 de mayo. La place principale de la ville

  • Casa de la Libertad

  • Catedral Metropolitana

  • Santa Maria La Real. L’hôtel le plus luxueux de Sucre. Magnifique Mirador et Bodega.

  • Cimetière général de la ville. A voir les installations : étonnantes et pleines de vie (#jeudemot)

  • Théâtre Gran Mariscal de Ayacucho

  • Parque Simon Bolivar et sa Torre Eiffel. Un grand parc ombragé où de nombreux étudiants se retrouvent en fin de journée pour se draguer.

Nous rentrons à l’auberge dans la soirée, nous nous préparons à diner et faisons quelques recherches sur la Bolivie. Information pour Denis, les corridas sont interdites en Bolivie depuis 1826, car cette activité avait une trop grande connotation espagnole.

C’est durant cette première journée de visite à Sucre que Guillaume a repéré les premières belles filles d’Amérique du Sud !

Nous regardons ce soir le film « L’Ideal ».

 

Le 24/08 – Jour 3 à Sucre

Le matin nous profitons de La Dolce Vita et l’après-midi visite de la ville. Nous avons un rythme reposant à Sucre. Du coup, nous appréhendons notre départ pour Potosi. Refaire son sac, refaire 4h de transports, puis porter son sac jusqu’à l’auberge… ce n’est pas un rythme de vacances le voyage au long cours. C’est surtout épuisant de bouger tous les 2-3 jours.

Nos visites du jour :

  • Mercado central. Nous déjeunons à l’étage. Enfin, nous… Guillaume teste le « Asado en olla ». Un plat en sauce typique de Bolivie à quelques bolivianos.

  • Museo Nacional de Etnografica y Folklore

  • Plazuela Cochabamba et ses 2 églises Convento de San Felipe de Neri et Templo de La Merced.

  • Nous partons ensuite pour l’est de la ville pour visiter le Museo Arte Indigena (Asur). Un peu cher, mais super musée. Nous profitons ensuite, depuis le mirador en face du couvent « la Recoleta », du coucher de soleil sur la ville et ses collines.

Nous rentrons vers 19h30 à l’hospedaje. Au menu, le plat des tourdumondistes : pates à la sauce tomate et parmesan et en entrée avocat de Bolivie.

 

Le 25/08 – Arrivée et visite de la ville de Potosi

Nous allons en taxi jusqu’au terminal de bus afin de prendre un transport pour Potosi. Il est 8h45 lorsque nous arrivons. Nous venons de louper le bus de 8h30 et le prochain est à 11h… 2 boliviens nous abordent et nous demandent si nous allons à Potosi. Nous répondons négativement dans un premier temps, mais tout bien réfléchit, trop bête d’attendre 2h, nous leur demandons le prix et le moyen de transport. Ils nous emmènent dans une rue parallèle où sont garés plusieurs véhicules. Un couple de français est déjà présent et attend 2 autres personnes afin de partir. Nous validons l’offre à 40 bolivianos par personne (4,90€ environ).

Nous partons à 9h du matin avec Antoine et Aurélia. Aurélia a 25 ans et travaille chez Vinci Autoroute. Antoine a 27 ans et travaille chez EDF. Ils sont de Paris et sont en vacances pour 3 semaines en Bolivie. Le trajet passe vite, même si Guillaume demande à 3 reprises au chauffeur de s’arrêter pour aller aux « Baños », sans que celui-ci n’agisse. Nous avons encore des progrès à faire en espagnol…

Nous arrivons vers 13h30 à Potosi. Aurélia et Antoine sont à 200 mètres de l’ancien terminal de bus (arrêt du taxi). Nous, par contre, nous sommes dans le centre de Potosi… Nous avons encore 2 kilomètres pour poser nos sacs. Mathilde a quelques difficultés à grimper les rues de Potosi. Nous sommes à 4000 mètre d’altitude ! Le souffle n’est pas le même.

Nous retrouverons Aurélia et Antoine vers 14h30 pour faire ensemble le Musée de la Moneda.

Par hasard, lors de notre installation, nous retrouvons Ben et Margot (les mêmes qu’à Sucre). Nous bavardons ensemble quelques instants puis parcourons la ville après avoir retrouvé Aurélia et Antoine :

  • Place principale de Potosi

  • Casa Nacional de Moneda de Bolivia. Nous apprenons que les billets de Bolivie sont maintenant fabriqués en France et les pièces au Chili et Canada.

  • Cathédrale de la ville

  • La Compañia (église)

  • Arco de Cobija

Pendant la visite de la Moneda, Mathilde s’évanouie quelques secondes. Guillaume avait bien remarqué que ça n’allait pas. Mathilde venait de lui dire qu’il faisait très froid dans la pièce et pourtant, son front dégouliné de sueur… En deux secondes, ses lèvres sont devenues blanches, elle ne répondait plus aux questions et seul son battement de prospectus, qui lui permet de s’éventer, semblait la maintenir debout. Guillaume l’attrape et lui indique le banc à une dizaine de mètres. Impossible de résister, elle s’évanouie juste le temps de la porter, avec l’aide d’un autre visiteur, et de l’allonger sur le banc.

Mathilde reprend ses esprits, demande ce qu’il se passe et un sac pour vomir. Les « secouristes » semblent déboussolés et apportent au bout de 5 longues minutes pour Mathilde, un pot de fleur. Le plancher a évité de justesse le drame.

Nous arrêtons donc la visite de la Moneda au bout de 20 minutes et nous nous faisons rembourser les billets. Et hop 80 bolivianos d’économisés (10€ environ). Quelle actrice ! (#jeudacteur #unepouletiodanslespommes). Nous allons promptement nous restaurer au café « La Plata » sur la place principale de Potosi.

Mathilde reprend des couleurs. Conclusion, le mal d’altitude, sans aucun doute l’origine de la pâmoison de Mathilde, peut arriver à n’importe quel moment et même lorsque le corps est « acclimaté ».

Mathilde remise sur pied, nous profitons de la fête de la San Bartolomé ou fiesta de los Chutillos (du nom des danseurs). Cette fête est d’une grande richesse de danses et de costumes colorés. Même les enfants de 5 à 12 ans participent aux festivités et boivent des canettes de bières sans alcool !

Nous y retrouvons Margot et Ben et faisons un bout de l’avenue en fête avec eux. C’est d’ailleurs pendant ce moment, qu’ils nous proposent (et que nous validons), de partir avec eux en 4x4 jusqu’à Tupiza. En effet, Margot et Ben sont en voyage pour 15 mois, dont une partie se fait en Amérique du Sud en 4x4.

Nous ne rentrons pas trop tard et regardons le film « Indian Palace » dans notre chambre chauffée !

 

Le 26/08 – En route pour Tupiza en 4x4

Nous prenons notre petit-déjeuner avec Margot et Ben vers 9h du matin. A table nous sommes avec un français d’une soixantaine d’année qui fait le tour du monde en vélo depuis 3 ans avec, tous les 6 mois, des retours en France pour son boulot. Nous ne connaissons pas son travail mais ça nous irait bien de faire de même !

Nous récupérons le 4x4 de Ben et Margot au Parking à quelques pas de l’auberge. La gardienne du parc, en voyant Guillaume, s’exprime : « ¡ Jésus ! ». Fou rire général.

Nous partons à 10h pour Tupiza. Dans la voiture nous parlons de nos vies, de nos familles, de nos amis, de nos travails, de voyage, etc. Et en venons parler de notre façon de voyager. Ils nous parlent ainsi de l’application « iOverlander » qui leur permet de connaître les bons plans logements des villes. Cette appli nous intéresse. Effectivement, nous en avons marre, enfin Guillaume en a marre de passer par Booking, les prix sont trop excessifs ! Pour exemple, Margot et Ben ont payé la même chambre que nous 100 bolivianos quand nous, nous avons payé 158 !!! Nous ferons les premiers tests avec eux.

Sur la route, Ben fait le plein du 4x4 et négocie le litre d’essence à 5,5 bolivianos (0,67€ environ). Il connaît toutes les combines maintenant. Nous le laissons faire. A savoir, en Bolivie le litre d’essence pour les locaux est de 3,74 bolivianos (0,46€ environ) alors que pour les étrangers c’est 8,90 (1,09€ environ) …

Nous arrivons vers 14h à l’auberge « Valle Hermoso » que nous avons sélectionné ensemble sur la route. Nous négocions au prix indiqué sur « iOverlander ». Nous sommes proche du centre-ville.

Nous partons ensuite à la recherche de nourriture. Nous allons sur le marché central et déjeunons un plat typique pour 12 bolivianos par personne (1,47€ environ). Les plats sont très copieux et plutôt… mangeables.

Nous nous mettons ensuite en quête d’un tour pour le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni pour 4 jours. Nous avons déjà entamé les négociations avec notre hostal, puis allons voir « Tupiza Tour » et « Latorre Tour ». Tous les deux ressortent régulièrement sur les blogs de voyageurs et les guides. Ils sont tous les 3 au même prix, mais nous choisissons Latorre pour le professionnalisme de l’équipe. D’ailleurs dans l’agence nous retrouvons Antoine et Aurélia (pour mémoire trajet Sucre à Potosi et la visite de la Moneda). Ce qui est drôle c’est qu’ils ont croisé des français, Simon et Caroline que nous avons également rencontré au début de la Bolivie à Copacabana. En fait Simon est un ami d’Aurélia depuis le collège.

Nous décidons de nous retrouver ce soir vers 19h pour prendre l’apéritif ensemble !

Nous rentrons tous les 4 à l’auberge. De 17h à 18h30 chacun vaque à ses occupations. Ben part courir, Margot négocie avec les américains qui veulent racheter le 4x4 courant septembre, Mathilde fait une sieste et Guillaume écrit les jours passés.

19h nous nous retrouvons à 9 français à boire du vin dans le parc principal de la ville ! Super moment avec Margot, Ben, Aurélia, Antoine, Caroline, Simon, Daniel et nous 2 ! Daniel est un français croisé dans l’auberge par Aurélia et Antoine. Il fait le tour d’Amérique du Sud en moto pendant près de 12 mois. Il en est à 9. Il rentre ensuite en Guyane pour trouver du boulot dans l’informatique. (si cela vous intéresse vous pouvez écouter son interview de retour en suivant le lien http://www.mayouricampus.com/podcasts/les-trois-ameriques-a-moto-en-une-annee-c-est-l-exploit-qu-a-realise-dan-nguyen-au-micro-de-monique-richard-dans-l-emission-du-vent-dans-les-voiles-305)

A 20h30 nous allons diner au « Milan Center » tous les 9. Une pizzeria recommandée, mais surtout voulu par Margot qui souhaite manger au minimum 2 pizzas à Tupiza… (#margotestunecomique). Sur le trajet, Aurélia est trop mignonne, elle informe Guillaume de quelques explications de la Casa de la Moneda. Savez-vous comment a été créé le dollar américain ? Grâce au Real espagnol fabriqué à Potosi. Le Real était à l’époque, au XVIIème siècle, la monnaie de référence à l’international. Chaque pièce fabriquée dans l’empire espagnol d’Amérique du Sud, avait un sceau particulier reprenant les lettres, superposées, de la ville de fabrication. Pour Potosi les initiales étaient « PTSI ». La superposition représentée un « S » avec une barre (la barre du P, du T et du I). D’où le $ ! Merci Aurélia !

Nous rentrons vers 23h en forme ! Cela fait vraiment du bien ! Excellente soirée, excellentes rencontres. Bon voyage à toutes et tous.

Demain nous partons avec Ben et Margot pour le tour de 4 jours dans le sud de la Bolivie.

 

Dédicace : Tous nos vœux de bonheur à Audrey & Loïc.

 

Le 27/08 – Jour 1 Sud Lipez et Salar d’Uyuni

Nous avons rdv à 7h30 à l’agence « Latorre » à quelques centaines de mètres de notre hostal. Nous partons à 7h45 avec Samuel, notre chauffeur et Porfi, notre cuisinière pour 4 jours. Nous sommes à nos aises dans le véhicule. Nous avions d’ailleurs choisi de partir de Tupiza pour cette raison. Un peu plus cher mais beaucoup plus agréable. Nous faisons le tour à 4, alors qu’en partant d’Uyuni, c’est généralement 6 dans le même type de 4x4… Et surtout, nous faisons le tour du Sud Lipez en remontant vers le Salar, à l’inverse du flux.

Les premiers kilomètres sont déjà magnifiques. Des paysages désertiques et immenses. Les kilomètres défilent mais ne se ressemblent pas : terre ocre, neige par endroits.

Nous traversons des villages isolés (mais toujours avec une école) : Polulos, San Antonio de Lipez, Quetena Chico. Les villageois vivent de l’élevage de lamas et des mines alentours.

Nous sommes à 4885 mètres d’altitude au maximum de la journée :

  • El Sillar

  • Hornillos, l’arrêt lama

  • Cerrillos pour le déjeuner

  • Ciudad del Encanto

  • San Antonio de Lipez, la ville fantôme

  • Mirador Uturu et point de vue sur le mont Uturunku à 6008 mètres d’altitude

  • Laguna Morijon

  • Estancia Sol de Mantana. Entrée de la Reserva Nacional de Fauna Andina Eduardo Avaroa.

Tout se conjugue parfaitement : Samuel et Porfi sont tops, l’ambiance copains est détendue, l’ambiance musicale est année 80 (Desireless « Voyage-Voyage ») Quoi de mieux ?

Nous arrivons à notre première auberge à 19h dans la ville de Peña Barroza – Quetena Chico. Après avoir réglé le problème des chambres, 3 dans une et Ben dans la chambre de 7, nous passons à table. Pendant le repas, nous avons la chance d’entendre les enfants jouer la « Lambada » à la flûte de pan. C’est un peu catastrophique et sommes au bord du fou rire, mais c’est mignon.

 

Le 28/08 – Jour 2 Sud Lipez et Salar d’Uyuni

Départ à 7h30. Nous traversons la ville de Quetena Grande. Pour la petite histoire, cette ville, malgré son nom est plus petite que Quetena Chico où nous avons dormi… (#mavieesttropinteressante #americanpieunefoisencampdetejemesuisenfoncee…).

Les paysages sont somptueux :

  • Laguna Hedionda

  • Laguna Kollpa. Une lagune de soude.

  • Piedras de Dali. Le fameux désert de Dali

  • Laguna Blanca

  • Laguna Verde

  • Laguna Chalviri et Aguas Calientes. Nous en profitons pour prendre un bain dans une eau à 30°.

  • Geysers

  • Laguna Colorada. Incroyablement rouge et flamants roses. L’un des plus beaux endroits visités depuis le début du voyage !

Vers 17h, nous arrivons à Huallajara notre deuxième ville étape. Ben et Margot nous apprennent un nouveau jeu de carte : le Dutch. Très bon jeu et simple à comprendre. Guillaume gagnera même une partie !

 

Le 29/08 – Jour 3 Sud Lipez et Salar d’Uyuni

Nous sommes dans un désert sous les 0°. Les nuits sont froides, les extrémités du corps sont gelées, les journées sont venteuses mais toujours ensoleillées.

Nouveau départ aux alentours de 7h, nous empruntons des pistes poussiéreuses. Nous nous déshabillons au fur et à mesure de la journée, car impossible d’ouvrir les fenêtres à moins de se retrouver avec un nuage dans la voiture. Mais nous profitons fabuleusement du spectacle que nous offre le sud de la Bolivie : les vigognes broutent les mottes d’herbes jaunes pailles, les montagnes sont enneigées, la terre est ocre ; puis en quelques dizaines de kilomètres nous passons à un décor de montagnes au printemps.

  • Laguna Capina – Salar

  • Valle de Rocas

    • Copa del Mundo

    • Camello de piedra

    • Italia perdida. Les passages, entre les roches, font comme des petites rues sinueuses. Le mythe voudrait que deux italiens se soient aventurés dans ce décor et que l’un d’entre eux se soit perdu… En quelle année ? Nous ne savons pas.

  • Laguna Vinta

  • Laguna Negra. Un paysage printanier qui se reflète sur le plan d’eau !

  • Canyon de l’Anaconda. Le cour d’eau ressemble à un serpent.

Nous traversons des villages isolés où vivent à peine cinquante personnes sans électricité. Ils vivent de l’élevage de lamas et de la culture de quinoa. Nous faisons d’ailleurs notre troisième et dernière étape dans l’un d’entre eux, à l’hôtel de sel Samarikuna. Nous pensions avoir froid, mais au final les briques de sel utilisées sont parfaitement isolantes.

Nous jouons à 6 au Dutch. Amandine et Benoît des français avec qui nous sympathisons et que nous retrouvons le soir dans les auberges, se joignent à nous. Ils sont de Bourgogne, en voyage pour 1 mois entre le Pérou et la Bolivie.

 

Le 30/08 – Jour 4 Sud Lipez et Salar d’Uyuni : l’apothéose !

Debout 5h du matin pour un départ à 5h30. Nous allons sur l’île Inkahuasi à 3700 mètres d’altitude au milieu du Salar d’Uyuni ! Le lever du soleil au milieu des cactus géants est féérique ! Une mer de sel à perte de vue. C’est le bouquet final après ces 3 jours de folie ! Nous prenons le petit-déjeuner en redescendant sur le Salar. Vraiment top !

Porfi et Samuel sont aux petits soins. Nous avons sans doute repris du poids entre les petits déjeuners, les encas de 10h15, les déjeuners, les gouters et les diners !

Nous allons ensuite à quelques kilomètres au milieu de l’étendue de sel afin de faire nos fameuses photos trompe-l’œil. Nous restons 2 heures sur place et il nous faut bien cela pour parfaire notre technique photo…

Nous partons ensuite au Monument du Dakar 2015 et aux « Flags of many nations ».

Nous nous arrêtons dans un village-boutique pour le déjeuner. Nous en profitons pour acheter quelques sachets de sel du Salar.

Petit problème à résoudre : Sachant que la tonne de sel s’achète 6 bolivianos par les locaux (environ 0,74 centimes d’€), que les boutiques de souvenirs vendent le sac de ¼ de kilogrammes 1 boliviano (environ 0,12 centimes d’€). Quelle est la marge commerciale, par sachet de ¼ de kilo ? En pourcentage ? En bolivianos ?

Nous partons ensuite pour le cimetière des trains d’Uyuni. Etonnant de voir ces vingtaines de locomotives et wagons abandonnés dans le désert à quelques centaines de mètre du centre-ville d’Uyuni…

Le tour s’achève ainsi, au terminal de bus d’Uyuni à 13h. Nous saluons Ben, Margot, Samuel et Porfi. Nous avons passé de super moments ensemble dans un décor époustouflant ! A eux seuls, ces 4 jours dans le sud de la Bolivie ont bouleversé l’image que nous avions du pays (Sucre aussi fait partie des points positifs).

Nous sommes de nouveau seul. Nous cherchons un logement proche du terminal de bus car nous souhaitons repartir demain matin tôt pour Calama (Chili). Nous optons pour l’Hostal El Salvador à 90 bolivianos la nuit (environ 11€ après négociation). Nous regretterons cependant très rapidement ce choix (#lescatsentdm il ne faut pas y aller). Pourquoi ? Coup de jus dans la première douche, serviette hygiénique usagée dans la deuxième… Très certainement la pire douche dans la modeste vie de Guillaume… Mais après 4 jours sans se doucher… Un peu obligatoire ! Quoi que, Mathilde a passé son tour et a préféré attendre un jour de plus…. Ahah !

Nous allons ensuite au bureau des douanes afin de faire tamponner nos passeports pour la sortie de territoire. A prévoir 15 bolivianos par personne (environ 1,85€) pour l’obtenir. Incroyable mais vrai, Mathilde rencontre une ancienne stagiaire de Quarterback dans les rues d’Uyuni ! Nous retrouvons également Amandine et Benoît.

Qu’avons-nous pensé d’Uyuni ? Uyuni est une ville de passage dégueulasse : les sacs et détritus présents, dans et autour de la ville, sont appelés les fleurs d’Uyuni… C’est pour dire ! S’ajoute à cela les klaxons et la poussière.

Dans cet environnement, et après ces 4 jours intenses, nous nous enfermons dans notre chambre et regardons le film « Infiltrator » dès 19h.

 

Florilège des petites phrases échangées avec Ben et Margot pendant 4 jours :

« C’est vraiment le tour du monde de la galère ! »,

« Allez-y sans moi… je ne veux pas vous pénaliser »,

« Mais qu’elle est conne celle-là ! ».

Merci à toutes celles et ceux que nous avons croisés et avec qui nous avons passé de super moments ! Dédicace particulière à Ben et Margot.

Nous partons demain pour Calama au Chili dès 6h du matin. Chao la Bolivie.